L'ourse slovène Franska a été retrouvée morte suite à deux collisions avec des véhicules sur une voie rapide qu'elle tentait de traverser. Sur les 5 animaux relâchés par Mme Olin, ministre de l'environnement, l'an dernier, c'est le deuxième à disparaître (le premier ayant été victime d'une chute mortelle dans un ravin) et m'est avis que ce n'est pas le dernier !
Etrange comme ces animaux semblent peu adaptés à leur biotope d'adoption… Bizarre comme Franska au lieu de se régaler d'isards, renards, mulots ou campagnols, aimait à dévorer les moutons et brebis par centaines… Encore plus louche cette manie de toujours vouloir redescendre dans les vallées et traîner autour des poubelles des habitations humaines ?
Il apparaît clairement qu'aucun biologiste sérieux c'est à dire pragmatique et non atteint d'écologite aiguà n'aurait proposé une telle réintroduction dans des conditions aussi défavorables. Mais quand l'idéologie vous tient… Les Pyrénées, que je connais très bien pour les avoir longtemps parcourues à pied et en tous sens, sont loi d'être un désert, elles sont habitées, des hommes y vivent, des troupeaux y paissent. Mis à part le territoire même du Parc Naturel, elles ne sont pas une immense réserve naturelle revenue à l'état originel rêvé par les technocrates parisiens.
Sans doute eut-il fallu opérer différemment, se cantonner à un espace vaste, mais clos et prévoir de nourrir ces animaux semi sauvages plus proches des animaux de cirque ou de zoo que des véritables prédateurs que furent leurs ancêtres.
Pour l'instant, on se répand en pleurnicheries sur les gentilles peluches victimes des méchantes autos alors que la secrétaire d'état botte en touche quand on lui demande si l'on va en réintroduire d'autres. Evidemment, elle va attendre que l'émotion retombe et que les bergers se calment pour continuer de plus belle. Jusqu'au jour où un randonneur sera blessé ou un gosse tué…
Autres pleurnicheries hypocrites et récupérées, celles dont on accompagne la mort de ce fermier qui vient de se suicider devant son champ de maïs OGM. La peur d'une manif des faucheurs l'aurait amené à cette issue fatale. Il est vrai qu'il cultivait des OGM dans le plus grand secret ; sa propre femme n'en savait rien. Sans doute n'en était-il pas si fier ? Alors on en profite pour déclencher le grand battage médiatique. On tient enfin le premier martyr de la cause des pros-OGM. On bat le tambour du pathos vu que les arguments de victoire sur la faim dans le monde n'ont pas marché, on espère bien enfin arriver à retourner l'opinion de cette manière. Ces beaux messieurs les présidents des organisations syndicales agricoles co-responsables du désastre paysan actuel se déplacent en masse à l'enterrement. Il ne manquait guère que SuperSarko qui s'est réservé pour les obsèques de Lustiger…
Le frère du défunt ose même parler de continuer la lutte . Quelle lutte ? Celle que toutes ces multinationales de l'agrochimie et de la manipulation génétique mènent contre la santé humaine et animale sans doute ! Incidemment, au détour d'une interview, on apprend surtout que cette culture OGM rapporte 25% de plus qu'une traditionnelle, et qu'il faut l'exporter en totalité principalement vers l'Espagne car il n'y a aucun acheteur possible en France. Faute de clients sans doute. Ah ! Quelle belle chose que la propagande, quelle merveille que la mondialisation !