Pourquoi attendre demain pour poster ce billet, je l'ai déjà écrit dans ma tête ;)
Je viens de terminer "Personne ne sortira ici vivant" la bio de Jim Morrison par Jerry Hopkins et Daniel Sugerman. Je n'en sors pas remuée, mais déconcertée finalement sur l'image qu'on peut se faire des rock stars alors que tout est tellement complexe. Pour tout vous dire je suis entrée dans ce livre complètement vierge de tout a priori ou connaissance. Je connais certains morceaux des Doors mais je n'ai pas été élevée dans le sérail du Rock. Ma maman préférait la musique classique à tout autre son et mon père s'adonne surtout à la chanson française (mais sur des périodes vastes et une variété impressionnante), ne supportant pas de ne pas comprendre les paroles des chansons anglo-saxonnes. Quant à mes soeurs (qui ont quelques années de plus que moi) elles m'ont bercée au son de la new wave pour l'une (The Cure surtout) et de Madonna pour l'autre.
Concernant le livre maintenant, la plume est parfois mal assurée, mais très sensible. Dans tous les cas, les auteurs ne sont jamais complaisants avec Morrison qui a parfois été dans sa vie la pire des ordures. Mais le cheminement qu'ils nous offrent dans son histoire permet de mesurer les raisons pour lesquelles il avait un comportement parfois étrange.
Concernant les drogues qui ont jalonné sa vie comme autant de pansements sur une jambe de bois, ils n'en font pas un étalage gratuit, mais remettent les choses dans leur contexte. Ils expliquent en quoi il avait ce besoin d'ouverture sur son inconscient, mais que la quantité de drogues (de l'acide surtout, et de la coke ensuite) qu'il ingurgitait dépassait l'entendement, tout cela arrosé de litres et de litres d'alcools en tout genre. D'ailleurs moi qui avais à l'esprit une image de lui identique à la photo de couverture, je me rends compte qu'à la fin de sa vie il n'avait plus du tout le même physique. Mais quand je dis "fin de sa vie" il y a encore des gens pour croire que sa mort n'est ni plus ni moins que du pipeau (je n'en pense pas grand chose).
Ceci étant, c'est un livre vraiment passionnant dont j'ai ralenti la lecture pour en profiter plus longtemps. Désormais je peux entrer dans les 800 pages de Shantaram !
Je vous recommande également ce site en français, où l'on trouve à peu près tout.