"Méchant, gratuit, sectaire", c'est ce que pense Bernard Kouchner, des critiques des socialistes après son audition la veille devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
"C'est méchant, gratuit, sectaire, et cela entretient une atmosphère détestable", a estimé sur RTL Bernard Kouchner après les propos mardi du Premier secrétaire du PS François Hollande.
"Pauvre François! (...) Pourquoi il fait semblant d'être méchant en permanence? Pourquoi il s'intéresse au rôle de ministre des affaires étrangères? J'aurais bien aimé qu'il s'intéresse à ce qu'on avait fait avant et à tout ce qu'on va faire après", a-t-il lancé, rendant hommage au "talent" du président de la République Nicolas Sarkozy dans l'affaire des infirmières bulgares.
"Je ne leur demande pas de me pardonner", a déclaré Bernard Kouchner à propos des socialistes: "je leur demande de voir les faits (...) c'est tout le Quai d'Orsay, tous les diplomates, notre ambassadeur en Libye, qui ont travaillé sur ce dossier depuis le début", s'est-il défendu alors que le Premier secrétaire du PS l'a traité de "spectateur" dans ce dossier.
"Ça ne se passait pas comme ça sous Mitterrand? Sous Chirac? Ce n'est pas le président qui dicte la politique? Qu'est-ce que c'est que ce faux procès?", a tonné le ministre, estimant que "ça les gênait qu'il y ait un succès de plus de Nicolas Sarkozy et même de Cécilia".
Rappelant qu'il avait fait avec Danièle Mitterrand "beaucoup plus des trucs illégaux", Bernard Kouchner a clos le sujet: "Tout cela, c'est de la bouffonnerie".
Les socialistes avaient également souligné l'absence singulière de Bernard Kouchner lors des négociations, y voyant la preuve de l'"illusion" de l'ouverture à gauche prônée par le président de la République.
Pourquoi un tel tollé ne s'est-il pas élevé pas le 2 décembre 2006 lorsque Madame Mitterand s'est rendue à la célébration du 80ème anniversaire du dictateur Cubain Fidel Castro !! Castro dirige d'une main de fer Cuba depuis plus de 45 ans et son pays est aujourd'hui l'un des plus pauvres de son continent.
Ces procès d'intentions entrepris systématiquement par l'opposition sont tellement évidents de mauvaise foi qu'ils ne trompent aucun d'entre nous et surtout, ils deviennent pénibles et lassants ! Prenez quelques vacances Messieurs les Socialistes ! Nous espérons qu'à la rentrée, après avoir pris quelques repos salutaires, vous développiez, peut-être, plus d'imagination dans votre stratégie d'opposants !