Avec 313 sièges contre 186 au PS, l'UMP est assurée d'avoir seule la majorité absolue à l'Assemblée Nationale sans avoir à demander le soutien du groupe de nos amis du Nouveau Centre et de quelques personnalités de centre-droit.
Et pourtant, à voir les mines réjouies des stars socialistes et les analyses des medias, on croirait que la Gauche vient de remporter ce scrutin.
Il faudrait revenir sur Terre. Bien entendu l'UMP perd quelques circonscriptions par faute de report de voix. A ceci, il faut ajouter un sabotage bien organisé par le MoDem de François BAYROU dont la seule capacité politique se révèle définitivement au travers de son pouvoir de nuisance ! Quant au parti socialiste et son médiatique Secrétaire, ce n'est pas demain que François HOLLANDE s'installera à Matignon avec ou sans Ségolène ROYAL qui semble l'avoir congédié.
Les estimations complètement farfelues des instituts de sondage et reprises sans la moindre prudence par plusieurs rédactions ressemblaient à des contes de fées. Or, les Français ne sont pas des idiots ! En effet, ces mêmes instituts, ayant l'habitude de faire des prédictions erronées avant chaque élection, ne constituent pas pour eux un oracle ! A ceci se rajoute le flux continu des pseudos analyses des chroniqueurs de presse n'engageant qu'eux mêmes.
Que constate-t-on au lendemain de ce deuxième tour ? Quelle que soit l'appartenance partisane, les sortants ont été réélus. A quelques exceptions près comme Alain JUPPE mais aussi MM CHEVENEMENT, PEILLON et SARRE dont les piètres résultats ne semblent pas intéresser les journalistes. Et que dire du batteleur Arnaud MONTEBOURG qui fanfaronne devant les caméras alors que son salut n'a reposé que sur 150 voix ?
Pour la première fois depuis des décennies, une majorité est reconduite. C'est ça l'événement !
Que n'aurait-on dit dans les dîners de la gauche parisienne si l'UMP avait emporté 510 à 520 sièges ? Dictature, bien sûr ! Droite autoritaire, bien évidemment !
Le Parti Socialiste a bénéficié de deux erreurs stratégiques pour reconstituer (le temps d'un scrutin) son unité : la calamiteuse intervention de Jean-Louis BORLOO sur la TVA sociale et les mesures brutales et inexpliquées de Brice HORTEFEUX sur les reconduites à la frontière.
Ces sujets sensibles pouvaient parfaitement être abordés une fois le nouveau parlement élu afin que celui-ci contribuât au débat et à la rédaction de ces textes si complexes.
Le PS qui n'avait rien a dire s'est engouffré dans cet amalgame (à la manière de la désinformation sur le CPE) et a terrorisé la population.
François BAYROU, la dague entre les dents, conscient de sa faiblesse, mû par son incontrôlable besoin de nuire à la Majorité Présidentielle, a oeuvré pour faire chuter au profit du PS certaines circonscriptions.
Il pourra ruminer sa traîtrise avec ses 3 autres collègues si le jeune député de Drancy accepte de le suivre encore dans son aventure suicidaire .
Respectant la procédure initiée par le Premier Ministre François FILLON, Alain JUPPE, battu à Bordeaux, présentera sa démission de son ministère dès aujourd'hui lundi 18 juin. Tout un symbole cruel pour le successeur de CHABAN-DELMAS !
Puis le Parlement se mettra au travail et l'Opposition socialiste + les 4 MoDem s'apercevront grâce à l'apprentissage des calculs mathématiques qu'ils n'ont pas rencontré la victoire !!!