J'aime bien la pluie, les jours de mauvais temps me rappelle des moments de douceur incomparable chez, soi, la lumière n'est plus la même. Il n'y avait pas la pluie comme ça au Proche Orient, c'est d'ailleurs ce qui m'a le plus manqué, là -bas c'était une pluie tropicale, diluvienne. On s'occupe alors comme on peut, quand on ne part pas en vacances. La paresse propose d'allumer la télévision. Ce que je fais deux minutes, mais même avec la TNT depuis une quinzaine de jours, rien ne change, il n'y a rien, ou si deux fois plus de fonds de tiroir de séries allemandes, ou anglaises, et des feuilletons très "bon marché" : j'aime beaucoup "L'invincible" qui recycle tous les "has-been" de la téloche de ces trente dernières années, un genre de samouraï mais américain, épaulé d'une blonde à gros seins et d'un jeune con un peu nerveux, se bat contre les démons qui veulent mettre en place le règne du diââble. Les démons, on les reconnait à leur sourire en coin et leurs yeux qui deviennent jaunes. Pratique.
Je me suis remis au dessin à la plume (là , normalement l'assistance doit dire : "Mais mon Dieu, Amaury, tu es un artiste ! Tu as tous les dons ! Quel homme extraordinaire !"). Mais je suis distrait par la pluie, j'allume la radio et tombe sur l'émission de Morandini où l'on cause de la téléréalité, j'en viens à imaginer que les candidats qui n'ont plus de budget nourriture sont obligés de se manger les uns les autres, mais dans la "salle CSA", c'est là où ils ont le droit à deux heures d'intimité. Ce devrait être comme ça la téléréalité, des règles de survie réellement poussées jusqu'au bout de leur logique. Dans un épisode du nouveau "Doctor Who", d'ailleurs, des candidats de jeux débiles sont téléportés sur le vaisseau des Daleks qui en font des mutants. En parlant de lui, j'ai constaté la censure des doubleurs français : à la fin d'un épisode dans lequel le docteur a encore sauvé l'univers, celui-ci dit en anglais, "je ne vous donne pas de conseils car de toutes façons, vous referez les mêmes erreurs stupides", en français, il les encorage à "garder confiance dans l'avenir et à ne pas refaire les mêmes erreurs". Étonnant, je trouve aussi, c'est le genre de pensées fondamentales qui vient lorsqu'il pleut.