UN COMBAT DE CONVICTION
CONTRE DES PROJETSPORTANT UNE ATTEINTE IRREVERSIBLE AU CARACTERE ET A L'IDENTITE DE CHATOU
DEFENSE DE LA FOIRE A LA BROCANTE (1994)
29 juin 1994 : vote du projet de complexe hôtelier dans l'Ile de Chatou à la place de la Foire à la Brocante (80 000 visiteurs par an) par 31 voix sur 35 au conseil municipal (seul maire-adjoint de la majorité municipale qui s'abstient et rejoint ensuite les pétitionnaires de l'association Chatou Notre Ville : Jean-Jacques Brunet).
Septembre 1994 : fondation de l'association Chatou Notre Ville et opposition au projet par une pétition qui atteint 4000 signatures en décembre 1994.
La nouvelle municipalité, élue de justesse en mars 1995, (les élections sont d'ailleurs annulées par suite d'une fraude électorale de son équipe et la commune mise sous tutelle par la préfecture), signe le renouvellement du contrat de la commune avec le SNCAO représentant les commerçants de la Foire.
OPPOSITION A L'ENLAIDISSEMENT DE LA MAISON LEVANNEUR DONT LE PERMIS DE CONSTRUIRE EST VOTE (1995)
La municipalité refuse d'amender son permis de construire et le projet est réalisé tel que en 1996 sur l'ilôt des Impressionnistes. Le résultat - consternant - est depuis visible du pont de Chatou.
DEFENSE DES BERGES DE SEINE (2000)
22 avril 2000 : le conseil municipal de Chatou approuve par 34 voix sur 35 (seule voix contre : Jean-Jacques Brunet, conseiller municipal dans l'opposition) le projet de palplanches bétonnées présenté par le SIVOM des Bords de Seine et le Conseil Général des Yvelines alors que certaines des 19 communes d'Ile de France concernées s'y opposent déjà .
L'Association Chatou Notre Ville, comme la plupart des associations de défense de l'environnement d'Ile de France, réclame son retrait pur et simple et l'examen d'une solution alternative.
Les associations sont soutenues par le Conseil Régional d'Ile de France lequel, sous l'influence des élus Verts, s'affiche contre ce projet et propose de financer une étude de génie végétal en remplacement.
Le commissaire-enquêteur pour les 19 communes, débordé par les protestations et leur véhémence, rend un avis négatif sur le projet du SIVOM des bords de Seine et du Conseil Général. Le projet est suspendu depuis sept ans.
DEFENSE DE L'USINE PATHE-MARCONI (1999-2004)
Chatou ayant été le berceau de l'industrie phonographique française (1898) et le berceau du microsillon en Europe (1951), les usines Pathé ayant fait vivre plusieurs générations de Catoviens, l'Association Chatou Notre Ville a naturellement demandé une préservation au moins partielle de l'usine Pathé-Marconi (1929-1931). En 2002, l'association découvre aprés communication des plans que l'usine a été réalisée par les plus célèbres architectes anglais de l'Art-Déco, Wallis, Gilbert et Partners, dont deux autres usines dans la banlieue de Londres, Dunlop et Hoover, de la même époque, abritent des entreprises et servent épisodiquement de décors dans des films dont l'action se déroule dans l'entre-deux-guerres (série télévisée "Poirot" notamment). Le service de l'Inventaire a quant à lui recensé l'usine Pathé-Marconi dans son inventaire général de la Région Ile de France. Même s'il n'a pas demandé sa protection, il lui reconnaît une valeur architecturale au titre de "rare témoignage industriel Art-Déco en Ile de France". La télévision et la presse en informent la municipalité par des reportages importants qui touchent l'opinion française dans son ensemble.

1ère erreur de la municipalité : refuser l'opportunité unique d'acheter le site
Les Domaines, interrogés, ont donné pour estimation du terrain de l'usine de 9400 m², le chiffre de 4,7 millions de francs en 1998, ce qui laissait toute latitude à la commune pour le préempter. Ce chiffre n'a été dévoilé par la municipalité qu'au lendemain du vote de la ZAC en 2003 à la demande de l'association. Il a été caché pendant les deux enquêtes sur l'aménagement du site.
Mieux, l'Association a découvert que les deux promoteurs au capital de 10.000 F (Chatou Investissement) qui avaient commencé par acheter le terrain du comité d'entreprise situé derrière l'usine pour le lotir l'ont acheté au prix de 210 F le mètre carré sans que la municipalité intervienne pour préempter. Ce terrain, classé pour 3000 m2 en espaces boisés classés dans le POS, a fait l'objet d'une opération irrégulière réduisant cet espace boisé classé à 1700 m2 pour les besoins de la promotion. Il a été dit par la suite aux Catoviens qu'en contrepartie, le promoteur abandonnait le terrain boisé restant à la commune gratuitement. Or, la parcelle abandonnée à la commune était juridiquement inconstructible pour le promoteur...
2éme erreur de la municipalité : refuser de prendre en compte l'intérêt de cet espace pour les équipements publics dont la commune a besoin
La commune a alors des besoins connus en matière d'équipements publics :
- pas de salle des fêtes
- un local trop exigu pour le conservatoire de musique
- un projet de 20 millions de francs pour la construction d'une médiathèque sur le terrain voisin du boulevard de la République
Elle a sous les yeux un espace sans équivalent pour créer de manière définitive ces équipements sans investir pour chacun dans des superstructures puisque le béton armé de l'usine au bout de 70 ans n'est pas fissuré et a été appelé dés l'origine à supporter des surcharges.
Elle possède une "monnaie d'échange" avec le terrain municipal du boulevard de la République (7200 m² contre 9400 m² pour le terrain Pathé) pour inverser l'aménagement.
3éme erreur : la municipalité détruit l'opportunité d'un musée prestigieux, juste hommage aux quatre générations de Catoviens et d'artistes qui ont fait la gloire de la culture musicale du XXème siècle
La société Pathé, branche cinématographique (indépendante du phonographe depuis 1918), propose à Chatou Notre Ville sa participation pour l'établissement d'un musée en suggèrant un musée des industries cinématographiques et musicales compte-tenu de son partenariat avec Gaumont. Sur un reportage de Marion Desmarres, cette proposition est évoquée en direct par Claire Chazal dans le journal de 20 heures de TF1 le 10 décembre 2002 à l'occasion du Salon du Patrimoine du Carrousel du Louvre où Chatou Notre Ville est présente, proposition énoncée préalablement par des articles conséquents dans Le Monde (Emmanuel de Roux) et Le Figaro (Hervé Guénot).
Suite dans les prochains jours