Au nom de quoi et/ou de qui une foule de gens s'arroge-t-elle le droit d'envoyer d'autres hommes à la mort en les décrétant étrangers ?
Mais étrangers à quoi, sinon à l'inhumanité de ceux qui les persécutent.
La race est-elle le seul et unique facteur pour déterminer une identité ?
Le partage au moins d'une culture ne devait-il pas rapprocher les hommes, les faire passer outre la question même de l'identité, en étant tout simplement ensemble, plus ou moins avancés sur le chemin de l'Humanité ?
C'est cette question du droit à l'espace, au partage d'un même cosmos que pose le film de Polanski Le pianiste , que j'ai vu avant-hier en DVD .
Après bien des massacres, l'Amérique à un tournant de son histoire s'est montrée capable d'intégrer une contre-culture qui a été source de dialogue, d'ouverture envers les Noirs. Mais peut-on vraiment appeler le jazz, le blues, le rock?n?roll une contre-culture ? Je verrais plutôt cela comme une aération du cosmos par l'altérité.
Le conte de Wells sera pour demain !