Hier, c'était dimanche.
Comme tous les dimanche, ou presque, nous sommes allés à l'église.
Pourquoi sacrifier notre sommeil pour aller à l'église? C'est vrai, quoi, le dimanche, c'est sacré (pour le repos!!!), on pourrait très bien ne pas se lever. Or, pour aller à l'église, il faut se lever assez tôt, se préparer, préparer les enfants... C'est insensé! Dimanche, ça doit pas être semblable à une journée de travail!
Insensé, c'est le mot.
Si nous allons à l'église, ce n'est pas parce qu'il faut y aller (alors qu'on va au boulot parce qu'il faut y aller...), mais parce qu'on aime y aller. Ce qui s'y passe nous attire.
Nous aimons chanter. Nous aimons être dans un groupe qui ensemble est là pour honorer Dieu. Nous aimons les gens qui viennent à l'église - que ce soit pour approfondir leur connaissance de Dieu ou que ce soit pour Le découvrir! Nous aimons entendre les paroles qui racontent la gloire de Dieu. Nous aimons entendre les paroles qui nous font mieux Le connaître. Nous aimons faire du bien à ceux et celles qui viennent honorer Dieu.
Le dimanche matin est un moment spécial pour rencontrer ceux et celles qui viennent honorer Dieu. Et c'est meilleur que le repos. Le repos est nécessaire, mais alors on débloque un autre temps pour se reposer. Presque chaque dimanche matin on fait la connaissance de nouvelles personnes, soit des personnes qui viennent pour la première fois et qui découvrent ce qu'est notre foi, soit des personnes qui viennent en visite lors de leur passage à Quimper ou les environs, soit on découvre avec plus de profondeur ceux qui viennent régulièrement à ces rassemblements (église "ek-klesia" veut dire rassemblement).
Bien entendu, on ne connait pas quelqu'un en ne le voyant que le dimanche matin. Mais c'est l'occasion de désirer mieux connaître les gens.
Enfin, ceci était une (brève?) introduction, parce que ce qui m'intéresse de partager, c'est ce qui s'est passé dimanche matin...
En apparence, rien de spécial. Parce q'un culte est un culte, et il est organisé le plus souvent de la manière suivante, dans mon église : chants / message (prédication) / chants. Les gens qui en ont le désir peuvent prier à haute voix, ou lire un passage de la bible qu'ils ont à coeur, ou donner un message qui leur semble être inspiré par Dieu ayant pour but d'encourager les personnes présentes.
Mais dans mon coeur, j'ai vu ce dimanche matin comme un point culminant de ce que j'ai vécu dans la semaine, dans la relation quotidienne que j'ai avec Dieu. Je ne vais pas m'étendre là -dessus en détail, parce que ce serait trop long et c'est bien trop personnel pour être partagé ainsi, mais je veux signifier que ce que j'ai vécu pendant la semaine était très bon, et que le dimanche était le point culminant de cette relation. J'étais heureux d'être parmi les gens qui louent Dieu et qui veulent l'honorer. Strange, non?
Ca faisait (trop) longtemps que ce sentiment n'habitait plus en moi. Et là , j'ai le sentiment d'être de nouveau au bénéfice de cette grande joie. Et j'aime ça. Du coup, je ne vois plus seulement l'église comme un rassemblement auquel on va parce qu'on aime ça. J'y vais parce que c'est le moment où Dieu scelle la relation que j'ai eue avec lui pendant la semaine.
Quelle joie aussi d'être dans une église où on vous accepte tel que vous êtes : avec vos défauts (et vous savez quels sont les miens! j'ai le tort de ne pas les cacher...), avec vos qualités, avec vos faiblesses, avec tout ce que vous êtes. Dans cette église (et je n'ai plus peur de dire : "mon" église) je me sens non seulement accepté, mais encore je me sens aimé, et je sens qu'on me fait confiance. Ca fait vraiment du bien.
Maintenant, je veux aussi rétablir l'équilibre. Parce que je ne suis pas aveugle. Il y a bien des choses qui ne fonctionnent pas bien dans mon église. Je ne l'idéalise pas, je ne me suis pas envolé sur un nuage pendant mon envolée lyrique. Mais pour moi, le "point focal" c'est l'amour manifesté dans l'église. Je continue de voir les difficultés rencontrées, avec lesquelles il faut travailler, mais cet amour - amour pour Dieu et amour pour les humains - est l'essentiel dans une vie d'église. C'est ce qui m'attire au rassemblement. Ce qui me nourrit. Et le reste, c'est certes important, mais périphérique. Comme quand on a soif en plein désert et que l'eau qu'on boit est un peu trop chaude ou un peu trop fraîche. On est super content de trouver de l'eau potable. On aurait préféré une eau pile poil à la température qui nous convient, mais le fait de trouver de l'eau est déjà un miracle en soi.
Merci à vous qui faites partie de ce rassemblement.