PARIS (AFP) - Les bourses de Francfort, Paris et Londres ont ouvert lundi en nette hausse, leurs indices respectifs gagnant de 0,50 à 1,21% au lendemain d'une semaine de fortes baisses, sur fond d'inquiétude liée au marché du crédit immobilier américain.
A Londres, l'indice Footsie-100 des principales valeurs de la place a commencé sur un gain de 73 points, soit 1,21%, à 6.111,30 points alors qu'il avait fini vendredi, à 6.111,30 points.
Le CAC 40 à l'ouverture de la Bourse de Paris s'adjugeait quant à lui 1,10% à 5.508,56 points.
A Francfort, l'indice Dax, composé des trente valeurs vedettes de la place allemande ouvrait pour sa part sur une hausse de 0,50% à 7.380,18 points contre 7.343,26 vendredi en clôture.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en légère hausse de 0,21%, les investisseurs profitant de la dégringolade de vendredi pour s'emplir les poches d'actions bon marché tout en gardant une certaine prudence, selon les opérateurs.
L'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, a gagné 35,96 points (+0,21%) à 16.800,05 points.
Il avait chuté vendredi de 2,37% en raison de la crise des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis, qui a fait naître une crainte mondiale d'assèchement du crédit et de ralentissement économique. Les injections massives de liquidités ces derniers jours par les banques centrales européenne, américaine et japonaise ont cependant quelque peu calmé les esprits, selon les courtiers.
La Bourse de New York a limité ses pertes vendredi et a terminé en légère baisse, l'indice Dow Jones reculant de 0,23% et le Nasdaq baissant de 0,45%.
Réagissant pour la première fois officiellement à la crise des prêts immobiliers à risque (subprime) aux Etats-Unis, la Réserve fédérale américaine (Fed) a déclaré qu'elle fournirait les liquidités nécessaires aux marchés pour faciliter leur fonctionnement.
La Fed a immédiatement mis en application cette annonce, en mettant à disposition des marchés financiers 38 milliards de dollars vendredi.
La Banque du Japon a annoncé lundi qu'elle allait injecter 600 milliards de yens (5,07 milliards d'euros) supplémentaires.
Les investisseurs attendent lundi les ventes de détail et les stocks des entreprises aux Etats-Unis, des chiffres qui seront suivis de près, comme indicateurs de la santé de l'économie américaine. Le marché entend y lire l'ampleur de la crise de l'immobilier sur le reste des activités.