Ce matin au réveil, pour la première fois depuis que je suis avec la Dame (près d'un mois bientôt !), je me suis carressé.
Ce n'était pas lié à un manque comme je l'ai si souvent vécu, mais c'était un geste tendre et plein.
J'ai pensé à elle du début à la fin, à nos ébats si intenses, si déraisonables que je ne m'y reconnais même pas (le fameux "temps de latence" masculin n'étant même plus de mise).
Plus tard dans la salle de bain, je me suis coupé les cheveux, j'ai sous la douche passé la peau au gant de crin, mis de la crème sur mon visage.
M'occuper de moi. Me réaproprier un peu, m'aimer, pour mieux pouvoir aimer l'autre ensuite.
Parce que je le vaux bien non ?
J'ai joui intensémment et la Dame a du sentir sur son visage, elle qui est si loin aujourd'hui, un peu de ma rosée.
Au tout début de mon premier blog, j'essayais d'écrire des trucs intéressants, de varier les approches.
Aujourd'hui j'écris à des amis. J'envoie de mes nouvelles de par le monde. En me disant que toutes ces notes mises bout à bout finissent par faire un itinéraire, un chemin de vie dans lequel certains, et certaines, peuvent éventuellement se retrouver et nourrir quelque chose d'eux-mêmes.
Je n'en demande guère plus.
Voilà . J'écris à des ami(e)s. Je témoigne. Je m'offre.
Moins par impudeur que par sincérité et volonté de partager.
Ce matin, je me suis caressé, et mon corps était plein d'amour et de désir pour la Dame. Et je me suis rendu compte, dans la mesure où c'était la première fois depuis que nous sommes ensemble, que j'ai besoin de ces moments là pour mieux appréhender et vivre la sensualité qui me rattache à elle.