Que le commerce extérieur français se dégrade continuellement, voilà qui n'est pas nouveau. Cependant, l'accentuation du déficit devient très inquiétante. En 2006, pour toute l'année, on enregistrait 26,4 milliards d'euros dans le rouge. Cette année, en six mois, on atteint déjà 15 milliards. A cette occasion, Hervé Novelli en sa qualité de secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, a commenté les causes de l'accentuation de la dérive.
Disons le tout de suite, nous avons été surpris. Agréablement, en dépit du sujet traité. Car Hervé Novelli
ne s'est pas réfugié derrière les explications habituelles, dont la plus connue consiste en un lamento sur le prix de l'énergie. Hervé Novelli a refusé ce prétexte servant à masquer la dégradation structurelle de notre commerce extérieur . Il a souligné que même hors énergie nous aurions eu un déficit de plus de deux milliards au premier semestre 2007. Et il s'est livré à une très intéressante réflexion sur les fameux problèmes structurels.
Nous ne sommes pas là pour paraphraser des propos ministériels. Nous ne retiendrons, de cette analyse précise et fondée, que le constat du nombre insuffisant d'entreprises de taille moyennes en France. Moitié moins qu'en Allemagne . C'est une préoccupation prioritaire du NPI. Et aussi, le rejet par Hervé Novelli des thèses des économistes qui privilégient la mauvaise spécialisation de l'économie française . Enfin, nous ne pouvons faire autrement qu'accepter ses conclusions, identiques aux nôtres. Nous aurons l'occasion d?y revenir.