La solitude n'est qu'une raison de plus pour se retrouver parmi eux tous. Nous nous donnons les excuses suffisantes, vaines, convenues. Parcequ'il faut expliquer cet état pathétique, ces sorties mondaines, luxueuses et pourtant si pauvres. L'excuse sera donc ce soir la solitude, cet état étrange et commun, porté par une dissolution collective, minable, vulgaire.
Ils seront là pour me conforter dans ma suffisance, pour me rappeler que je suis jolie et intelligente, pertinente et odieuse.
Et je serai là , vers 1h30 du matin, seule et terriblement perdue, plongée dans cet angoisse encore, que je ne peux que fuire par moments, facilement. Le choix est devenu simple: savoir avec qui partager ces moments qui n'en sont pas, faire semblant de vivre un instant avec X ou Y, le portefeuille et les cartes de visites. l'ambiance et la clientèle. Il y aura toujours un connard de plus ou de moins, des histoires à échanger ou non, et ma terrible nevrose, ici, maintenant, toujours.
Autant dormir pour de bon.