Maurice Magre (2 mars 1877 à Toulouse - 11 décembre 1941 à Nice) poète, écrivain, dramaturge, occultiste français.
Fils de Genty Magre (1877 - 1926), sous-préfet de Villefranche-de-Lauragais et frère d'André Magre (1873 - 1949), ami d'Albert Lebrun, Préfet, Conseiller d'Etat et Secrétaire Général de la Présidence de la République.
Maurice composa ses premiers poèmes à l'âge de 14 ans.
Ses premiers recueils de vers furent publiés en 1895. A partir de 1898, il fait publier à Paris successivement quatre recueils de poésies.
Ardent défenseur de l'Occitanie, il contribua grandement à faire connaître le martyr des Cathares du XIIIe siècle. En s'inscrivant dans la lignée de l'historien Napoléon Peyrat il préfèra souvent les légendes et l'épopée romanesque à la vérité historique.
Durant la première partie de sa vie, il mena une vie de bohème et de débauche et devint même opiomane et sataniste. Il expérimenta toutes les jouissances, rechercha toutes les extases. Malgré une réputation sulfureuse, il devint cependant un auteur célèbre et apprécié. A l'occasion de la parution d'un de ses livres en 1924, le Figaro écrit :
 Magre est un anarchiste, un individualiste, un sadique, un opiomane. Il a tous les défauts, c'est un très grand écrivain. Il faut lire son oeuvre.
C'est en 1919 qu'il avait découvert La Doctrine Secrète de Mme Blavatsky, la co-fondatrice de la Société théosophique. S'intéressant à l'occultisme, il mène sa quête spirituelle, au sein de sociétés secrètes comme la Fraternité des Polaires, sans cesser de publier de nombreux ouvrages. Sous le psudonyme de René Thimmy, il publia notamment "La Magie à Paris".
En 1935, bien que malade, il entreprit un voyage vers les Indes pour rencontrer Sri Aurobindo dans son Ashram de Pondichéry.
Il fonda le 26 juillet 1937, avec Francis Rolt-Wheeler, la Société des Amis de Montségur et du Saint-Graal .
Il décède à Nice en 1941.