On entend souvent dire que l'UDF et François Bayrou ont changé d'orientations pendant la campagne présidentielle. Comme si cette campagne électorale était la source d'un changement profond. Il serait bon de rappeler que cette évolution du centre est issue d'une réflexion intense depuis plusieurs mois voire plusieurs années.
Le MoDem n'est que la juste continuation de l'UDF qui s'ouvre un peu plus au dialogue avec Cap21 notamment mais surtout avec la société.
Janvier 2006 fut une date historique pour le mouvement, celle du Congrès de Lyon. En effet, une motion présentée par Bayrou, qui était en fait une synthèse de nombreuses contributions de militants, de quoi faire ceux qui qualifie l'UDF de peu démocratique, est adoptée par près de 91% des militants. L'UDF devenait donc un Parti Libre, indépendant. Cette position était également défendue par les collègues du Nouveau Centre. On peut citer Hervé Morin par exemple : C'est à la rébellion que je vous invite, au refus de la pensée unique. L'UDF doit incarner la rébellion contre un système qui est à bout de souffle. Quelle tristesse de voir aujourd'hui la famille centriste se diviser. Peut-être est-ce le prix de la liberté ? Ou tout simplement d'un centre au centre ?
Un centre responsable, sachant dépasser les clivages sur les grands problèmes. L'écologie est l'un des thèmes où le rassemblement est source de progrès. Corinne Lepage et son mouvement Cap21 l'ont bien compris ; de nombreux Verts également. Il ne doit pas y avoir d'écologie de droite ou de gauche, l'environnement ne mérite pas de telles divisions.
Ce nouveau souffle, ce discours innovant, construit et constructif porté par Bayrou ces derniers mois a réveillé certains esprits, créé une nouvelle dynamique. Le MoDem compte déjà un grand nombre de militants. Un mouvement plein d'entrain qui va défendre le projet qui a fait converger tant de citoyens.
Il ne faudra donc que personne ne s'y trompe, le MoDem est bien un nouveau parti, mais qui a déjà une longue histoire.