Je n'ai pas particulièrement de sympathie pour le personnage de Jean-François Copé (à cause sans doute de cette histoire d'appartement de Gaymard rejaillissant sur le sien dont nous n'avons pas eu la suite mais dont je ne doute presque pas qu'il ne l'a jamais quitté, lui, son logement trop grand et trop cher, et aussi, à cause de sa mauvaise foi criante dans certains débats télévisés)
Mais pour une fois, je suis d'accord avec son constat : la TVA sociale n'a jamais été soutenue par les français lorsqu'ils ont voté pour Sarkozy. Elle ne figurait pas dans son programme. C'est simple, ce point aurait sans doute fait reculer nombre de gens, j'y aurais personnellement réfléchi à deux fois avant de déposer mon bulletin dans l'urne.
Lorsque nous avons voté Sarkozy, cela n'impliquait pas que nous adhérerions à tous ces projets futurs mais à ceux qu'il défendait durant sa campagne. ils sont déjà lourds à mettre en place, certains comme la carte scolaire sont plutôt frileux et me semble plutôt des leurres que les véritables changements promis !
Il ne faudrait pas qu'il se pense autorisé à faire tout ce qu'il veut à l'avenir sur la base de ses ambitions passées approuvées, surtout si les ambitions passées restent lettres mortes !
J'ose espérer que l'Assemblée Nationale jouera son rôle pleinement pour représenter un peuple majoritairement contre cette TVA sociale et qu'elle saura lorsque c'est nécessaire s'affranchir du Président !
je gage de toute façon que les municipales étant proches, la question devrait restée en suspens. Je crains par contre pour l'avenir...
Ci-dessous, la dépêche du figaro.fr :
"Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, redoute les effets inflationnistes que pourrait avoir une TVA sociale et laisse entendre dans Paris Match que la mise en oeuvre de cette TVA pourrait se heurter à la résistance des députés.
"Cette TVA ne fait pas partie du contrat avec les Français", souligne l'ancien ministre du budget, qui distingue les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, auxquelles les députés UMP ne sauraient s'opposer, des autres sujets dont "il faut débattre au Parlement"."