Exercice délicat pour aujourd'hui ...
Il m'arrive d'avoir le clavier bien pendu ... Ou, pas dans ma poche ... Comme on voudra. Mes compères de route me lisent, ou du moins peuvent me lire, je leur ai donné l'adresse du Blog. Je vais aussi l'envoyer à notre petite interprète de Petropavlovsk. Il me faut donc faire des peintures qui, tout en reflétant une part de vérité, préserve la qualité des moments partagés.
Je plonge, donc ...
Pour commencer, le plus facile, notre équipe d'accompagnateurs ... Ils sont cinq.
En fait, l'équipe a changé au cours du temps, en fonction des activités. Pour la première moitié du séjour, Maxime a été notre guide responsable. Il est un spécialiste des volcans. Il a revendiqué le chamois comme totem, vous comprendrez pourquoi plus tard. Mais en réalité, c'est un bon nounours, tout en rondeur, dans la forme, comme dans le caractère. L'ourson, pas l'ours, sera donc son totem. A petit pas, en oscillant curieusement de gauche à droite, comme un culbuto, il avance d'un pas ferme, parfois rapide, sur les chemins et les pentes. Il était instit à l'origine, mais il a préféré les touristes au milieu de nul part aux têtes blondes au milieu d'une école.
Oleg, notre deuxième guide, sera de tout le séjour. C'est à lui que revient le symbole du chamois. Sans jamais paraitre essoufflé, portant tout le temps un sac contenant des vivres et le matériel de secours, une bonne quinzaine de kilo à mon avis, il virevolte d'un bout à l'autre de la colonne en marche et étalée sur les pentes. Léger, mobile et tchatcheur invétéré, c'est un hyperactif, partout à la fois, efficace et gentil. Le reste de l'année, il est informaticien dans un centre médical et organisateur d'activité neige l'hiver.
L'équipe est dotée d'une cuisinière, Tania. Elle est tout à la fois l'intendante et la cuisinière. Typée, elle a manifestement du sang autochtone. Elle est également d'une redoutable efficacité. Chaque chose est à sa place. Le camp plié en moins d'une heure est installé en tout juste une demi-heure, la soupe est prête moins d'une heure après avoir posés nos sacs. Elle aussi, comme Oleg, nous accompagnera pour tout le séjour.
Discret et distant et ne parlant pas un mot d'anglais, honte à moi, je n'ai pas retenu le nom du chauffeur qui n'est resté avec nous que la première moitié du séjour. Maitre de la machine. Capable de passer n'importe où avec son engin. Passées les frayeurs du premier jour pour les occidentaux habitués aux routes civilisées que nous sommes, c'est totalement confiant que par la suite nous nous sommes laissés trimbaler d'un point à l'autre par lui et son 6x6 dont il ne semblait pas peu fier.
Irina, Ira pour les intimes, notre interprète ... Une jeunette de 21 ans. Mignone. Fluette. Elle à fait l'objet d'une drague assidue de la part de tous nos guides mâles. Sans doute un peu trop même. Ce que nous n'avons pas réussi à savoir, c'est si c'était la norme locale ou pas. Ira est étudiante en langue. Elle maitrise l'anglais, parle pas mal le français et envisage le métier de traductrice. Elle nous a dit vouloir venir en France passer six mois au paire pour parfaire son français. Inutile de dire que de notre coté l'invitation est lancée ... Fluette, donc, mais d'une incroyable robustesse tout en légèreté. Plus qu'Oleg encore, elle donne l'impression de voler sur les sentiers des volcans. Le souffle léger et moulin à parole avec son compère Oleg, elle vous termine un 2000 mètre de dénivelé aussi fraiche et dispose qu'au départ et la respiration normale, quand nous, nous en sommes tous ou presque, à cracher nos poumons, les godasses pesant une tonne. La gazelle fut, bien sur, son totem ...
Arrivé le premier soir sur le lieu de campement. On décharge le camion. On dresse les tentes. Tania est déjà à la cuisine pendant que le chauffeur allume le feu et installe grilles et parvents. Oleg et Maxime nous montent nos tentes plus qu'ils ne nous aident. Nous sommes quasiment maternés. On n'a pas trop l'habitude. On donne la main, mais c'est tout juste si on n'est pas écarté.
Outre les tentes de couchages, une pour deux personnes et une pour moi seul (mon totem à moi est celui de l'ours), il y a une tente de séjour-salle à manger si l'on peut dire. Elle abrite la cuisine et une grande table avec deux longs bancs.
Premier repas. Soupe délicieuse qui nous change des derniers plateaux-repas de l'avion dans lequel nous étions encore six heures plus tôt. Et là , moment de gène. On est seuls à table. Tania nous dis de manger pendant que c'est chaud. On obtempère. Et on s'aperçoit que l'équipe d'accompagnateurs, à part Ira qui est en permanence avec nous, mange après nous dans un coin de la tente, à l'écart. Inutile de vous dire que ce n'est pas notre truc. Il nous faudra beaucoup parlementer pour obtenir qu'ils mangent avec nous. Ils ont pour instruction de leur patron de rester à l'écart en dehors du boulot et pendant les repas en particulier. En gros de se comporter comme des serviteurs. On aura du mal, notamment avec Maxime, à les faire changer de manières avec nous.
Premières balades ...
Premier bain de sources chaudes ...