Morton Dawney : Un jour, Roosevelt avait envoyé Henry Morgenthau à Hyannis, pour y rencontrer Kennedy qui avait invité le futur ministre des finances à déjeuner au Wianno club. Le lendemain, quelqu'un lui avait téléphoné pour lui dire qu'il avait été un peu trop loin en introduisant 1 juif dans le club. Kennedy l'avait éconduit. Il me dit alors : Ce gars représente le Président des Etats-Unis, et on a le culot de me faire une remarque ; pouvez-vous imaginer une chose pareille ? Kennedy ne remit plus jamais les pieds dans le club. ( Entretien des auteurs avec Morton Dawney. ) Pourtant, quelques années plus tard, un homme politique anglais, Hugh Fraser, rendit visite à Jack Kennedy et tous deux firent un trajet en voiture, le long de la mer. L'Ambassadeur me dit, en désignant 1 club de golf au passage : Il y en a quelques uns, dans ce club. Je lui demandai : Que voulez-vous dire ? Il répondit ; Des juifs bien entendu , ne soyez donc pas stupides !
(...) Il les maudissait sans arrêt, les traitait de youpins, etc..
(...) On sut par des indiscrétions que, dans ses conversations à Hollywood, il avait exhorté les producteurs à cesser de faire des films offensants pour Hitler et à ne pas lui donner lieu de croire que l'argent juif cherchait à s'assurer une influence politique aux Etats-Unis par la voie du cinéma. (...) Eleanor Roosevelt raconte : Je me précipitai donc dans le bureau ; Francklin était blanc comme linge. Il demanda à Mr Kennedy de se retirer et me dit d'une vois tremblante : Je ne veux plus voir ce salaud jusqu"Ã la fin de mes jours... Jettez-le dehors !
( … ) Ces fils de pute étriqués et sectaires, m'ont refusé l'entrée de leur club parce que j'étais un catholique irlandais et que mon père tenait un bistro, répétait-il encore avec rage, bien des années plus tard ; peu importe que vous soyez allé à Harvard, ils s'en balancent ; la seule chose qu'ils pigent; c'est l'argent.
In The Kennedys , by Collier + Horowitz ( Summit books )