Comme promis ici, je vous fait part de ma lecture du moment, sans vous dévoiler ni l'intrigue ni la psychologie des nombreux personnages et surtout du narrateur qui répond au nom de Lindsay, puis de Lin, et enfin de Shantaram. Tout d'abord sachez que ce roman est directement inspiré de la vie de l'auteur, Gregory David Roberts, sans pour autant en être un miroir. D'où la tendance du lecteur à se demander sans cesse où se trouve le vrai, mais au fil des pages ces questions s'évaporent, et c'est là tout le mérite de l'écrivain.
Quelque chose de particulier entoure ce récit, je l'ai remarqué dès le début : à raison d'un paragraphe toutes les deux ou trois pages, l'auteur philosophe sur quelques lignes, en corrélation exacte avec l'histoire, des paragraphes qui pourraient vivre seuls en dehors de tout contexte, je pense même qu'en les rapprochant on obtiendrait tout autre chose...
J'ai serré les dents sous les étoiles. J'ai fermé les yeux. Je me suis abandonné au sommeil. Une des raisons pour lesquelles nous avons tellement besoin d'amour et le recherchons si désespérément c'est que l'amour est le seul remède à la solitude, à la honte, au chagrin. Mais certains sentiments s'enfoncent si profondément dans le coeur que seule la solitude peut vous aider à les retrouver. Certaines vérités vous concernant sont si douloureuses que seule la honte peut vous aider à vivre avec elles. Et certaines choses sont si tristes que seule votre âme peut pleurer pour vous.
(page 124)
Seulement, malgré tous ces extraits où reviennent souvent la honte, la vérité, la douleur, le livre est truffé d'humour, mais je ne peux pas vous écrire ces extraits qui, justement, ont besoin de leur contexte pour être compréhensibles.