A mon retour de vacances, un message m'attendait sur mon répondeur.
C'était l'assistante du Dr MOLLARD, de l'hôpital de Lyon Bron.
Sur le moment, je ne voyais pas du tout de qui il s'agissait. Je n'avais même pas compris correctement son nom et c'est après plusieurs écoutes que j'ai compris que c'était en rapport à la thérapie de groupe à laquelle j'ai l'intention de m'inscrire en septembre.
L'assistante avait omis une information importante et me demandait de la rappeler.
C'est ce que j'ai fait au plus tôt ce matin. L'assistante m'a dit que je devais prendre rendez-vous avec le médecin de l'hôpital, le Dr Laurent Jérome (ou Jérome Laurent) afin qu'il me dirige vers le groupe qui me conviendra. Ou plutôt qui me correspondra.
Je le rencontre donc le mardi 11 septembre à 16H.
Je compte vraiment sur cette thérapie de groupe. J'ai pleinement conscience qu'elle seule pourra me guérir. La psychanalyse me semblant insuffisante dans mon propre cas, même s'il est vrai qu'elle m'aide et que je revendique la chance d'avoir un excellent psychiatre.
En ce moment, je passe la plupart de mes nuits à me battre contre des ennemis invisibles. Je me réveille en criant, ou je me surprends en train de m'attraper le poignet droit parce que dans mon cauchemar je suis en pleine bagarre. L'autre nuit, je me suis même cogné la main très fort contre le montant de la tête de mon lit. Un jour, je vais me casser quelque chose. Ou pire, m'étrangler !
Je prends tous mes médicaments bien comme il faut, pourtant. Et la journée, mes angoisses sont en sommeil.
Du moins, quand on ne me parle pas de choses négatives, comme la crise en France ou ce genre de choses ! Là, je suis mal. Ce sont des choses que je refuse d'entendre. Je les ai trop cogitées et j'aspire à la paix.
Mais j'ai bien conscience qu'il s'agit d'une paix toute relative car je ne peux ignorer que ça va mal et je ne pourrai pas indéfiniment mettre de côté ces problèmes.
Il me faut apprendre à vivre avec mes angoisses sans que celles-ci me rongent de l'intérieur et me fassent broyer du noir.
Si je dois dresser la liste de toutes mes angoisses, il y a foule:
La peur de manquer (manquer d'argent surtout, manquer d'amour ou d'affection)
La maladie et surtout la souffrance qu'elle occasionne (je suis hypocondriaque)
La vieillesse (j'en ai une peur bleue et irrationnelle)
La dépendance (c'est ce qui arrive quand on vieillit)
Mais pour être honnête, la pire de mes angoisses et celle qui m'est le plus dur à combattre est LA VIE.
Parce que la vie, c'est justement TOUTES ces angoisses que j'ai citées-là, plus bien d'autres encore que je n'ai pas notées.
Pour moi, se battre pour la vie est bien plus difficile que se battre contre la mort...
Alors, j'attends avec impatience le début de ma thérapie de groupe que j'espère salvatrice car elle est mon ultime espoir de m'en sortir.