Mis a part mon endettement sur cent trente ans, j'ai aime ce week-end a Londres.
Cette forme de mise en parenthese si particuliere qu'elle en est litteralement deroutante.
J'aime ma soeur ainee.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien avec elle que lors de ces quelques jours passes dans sa vie londonienne.
Elle possede un reseau relationnel qui me surprend. Jusqu'a present, j'ai toujours considere la puinee comme la plus sociale de nous trois. Mais je revise mon jugement.
Il y a du bon a la voir s'epanouir.
Londres, ma valise a roulette et moi, le Tube et les bains de foule.
Je m'ennivre dans la transition du voyage. Juste le trajet. un bonheur incomprehensible.
Et les hommes qui hantent ma memoire.
Merde, a ving-quatre ans, ressasser comme les petites vieilles...
H. c'est la deuxieme fois que je le croise, et il m'agace deja par son charme indeniable.
Je suis trop conne, si ca se trouve c'est la derniere.
Et puis cette assurance qu'il revet comme une seconde peau me petrifie. La sotte ne parvient pas a aligner trois mots face a lui. La sotte est deja surtout tres maquee. Pacte de fidelite qui devrait retenir toutes mes attitudes lubriques en germe.
En plus, je crois que je vieillis. Je deviens commune. ou aigrie. ou depressive. Non, c'est ce boulot d'appoint qui me mine...