Je m'étonne de ce qu'on apprend ces derniers jours sur la droite parisienne. Elle semblait pourtant en ordre de marche: Sarkozy a gagné la Présidentielle; lui et son charisme se trouvent bien sur le territoire parisien (c'est même toute une partie d'un arrondissement, le 8ème, qui est dédiée à son aise...) et il y a bien plus de 300 députés UMP et apparentés à squatter un coin entier de la Capitale, qu'on appelle le Palais-Bourbon.
Et pourtant, cela se présente mal pour eux à Paris. Panafieu, qui avait été "adoubée par les militants UMP" semble de moins en moins assurée "d'y aller"...
C'est assez ennuyeux que le nom de Borloo soit sans cesse cité comme épouvantail. Une diversion, sans doute, pour oublier l'essentiel: la droite parisienne pourrait (je dis bien POURRAIT) recevoir une véritable humiliation en mars 2008 parce qu'elle aura été incapable de désigner un leader valable pour aller à la bataille...
En principe, cela devrait apparaître comme jouable, pour ce qui n'est au fond qu'une reconquête. Je veux feindre la prudence quand je me souviens que la droite a gouverné le Conseil municipal de Paris, avec l'extrême-droite (Frédéric-Dupont, par exemple, pendant plus de 50 ans aux avant-postes...), pendant 101 ans.
101 ans, cela laisse des traces dans les mentalités, dans les noms de rues, dans l'ambiance qui règne à Paris, dans les réalisations, dans la mémoire collective.
J'aime d'autant plus m'afficher prudent que 2001 est apparu sur l'instant un accident: la droite (le RPR pour être précis) a perdu Paris à cause de la désunion de ses listes: on disait alors que s'ils étaient restés soudés, entre Séguinistes et Tibéristes, ils n'auraient jamais lâché l'Hôtel de Ville.
Comment expliquer que Paris, ville du luxe, du lucre, de la domination sur le reste de la France, ville du commerce, vitrine de prestige pour l'Hexagone, puisse échapper à sa famille naturelle, la droite ?
En fait, je suis indigné que Paris ne soit pas à droite (ou ne puisse plus le redevenir) et je pense que Sarkozy fait bien de s'en prendre au statut de Paris, en desserrant la Capitale et en l'obligeant à une plus grande solidarité avec ses faubourgs.
C'est pas normal que Sarkozy n'ait pas aussi une majorité à Paris. Non, vraiment ce n'est pas normal et moi j'ai mal à mon Paris que J.Tibéri n'ait pas été reélu au Premier tour dans le 5ème. C'est pas normal qu'on oblige notre Président de la République à vivre dans une ville de gauchistes, où il ne peut pas circuler tranquille à pied et où il est obligé de s'enfouir dans le Bois de Boulogne et d'enfiler une casquette de rappeur pour effectuer son jogging quotidien à partir de l'Avenue Maurice-Barrès, où il vit désormais, à Neuilly...
Putain, il faut soutenir Françoise de Panafieu et prier pour que la désunion de la Majorité à Paris ne s'accentue pas davantage. C'est pas normal cette concurrence avec Bernard Debré, Pierre Lellouche, ces ambitions personnelles qui menaçent d'humilier une seconde fois la Majo à Paris !
La Majorité doit avoir la majorité dans la capitale, quand même ! Quelle image on donne à l'étranger avec tous ces vélos quasiment gratuits à utiliser et conduits par des jeunes qui n'ont pas un solide patrimoine immobilier justifiant qu'ils puissent frimer à vélo dans les rues de la plus belle ville du monde !
Electeurs du 16ème arrondissement: mobilisez-vous massivement en faveur de la Majorité et de notre Président de la République, en mars 2008. Sans quoi, notre Président pourrait se montrer déçu de cette indiscipline républicaine dans l'ancien fief de celui qui l'a introduit en politique: le président Jacques Chirac...
Electeurs des quartiers populaires de Paris: reprenez-vous en vous abstenant en mars 2008. Ne votez pas pour les listes Delanoé en mars 2008. De votre abstention dépend le retour de Paris à l'UMP. Et ce sera l'enjeu majeur. On vous a trop accordé depuis 2001 (crèches, Vélib', RMI...) et maintenant vous vous sentez tout autorisés à clamer haut et fort que vous vous pouvez vous promener dans les beaux quartiers et polluer visuellement la vue des honnêtes gens qui y vivent.
C'est de votre faute si Paris n'est plus Paris !