Le concile de pierre
Enfin, Jean-Christophe Grangé a osé incorporer du mystique dans un de ses romans. Il n'avait fait qu'effleurer l'idée dans Les Rivières Pourpres, ce qui m'avait laissée sur le carreau, presque déçue que l'affaire ait eu une explication rationnelle.
Il a néanmoins abordé l'affaire légèrement, puisqu'il laisse sous-entendre que tout repose sur la science, et soit une éventualité… C'est loin d'être de la magie qui sort de la manche d'une sorcière au nez crochu.
Le concile de pierre, avec les Rivières Pourpres, fera donc partie de mes romans préférés de cet auteur. Un seul bémol toutefois, la fin, trop vite terminée, limite bâclée, je suis restée sur ma faim...
STAY
Ce film m'a frappée, laissée sur le carreau mais d'une toute autre manière que le concile de pierre. En fait, il m'a aspirée, dès le début, il intrigue. Visuellement, il a une dimension poétique. Je m'emballe peut-être pour pas grand chose, mais j'ai aimé ce film et ses petits effets esthétiques. J'ai aimé le côté torturé d'Henry, qui soit dit en passant est tout à fait à mon goût (euphémisme), avec cette espèce d'air triste gravé dans ses traits. Le film s'est terminé, et bien que je n'aie pas tout compris, je dois avouer que j'étais séduite. J'étais triste aussi, pas que je me sois sentie visée, mais ça m'a touchée personnellement, pas chamboulée mais émue. J'ai aimé le mélange esprit/réalité, on ne sait jamais où on se situe. Si j'avais pu, je me serais isolée, pour me retrouver dans la mélancolie qu'il m'avait laissée. Je n'avais rien envie d'entendre ou de faire, juste de rester un peu à ne penser à rien, juste pour pouvoir m'imprégner un peu plus longtemps de l'atmosphère et des sentiments d'Henry. Stay m'a irradiée de nostalgie, mais ce n'était pas pour me déplaire.
Je le recommande, même si je doute que l'étrangeté du film touche tout le monde. J'ai aimé, mais je ne peux m'engager pour personne d'autre…