Je crois qu'à y gamberger, je n'ai pas de santé morale. Je n'ai que de la haine dans le coeur, du mépris dans la tête, et l'amertume dans la bouche.
Amour du mépris; mépris de l'amour.
Tu sais Nini, ils n'ont aucune saveur ces mots que tu trouves beaux sous ma plume. Ce ne sont que des mots travestis par leurs usages, usés de s'être travestis. Rien n'a de sens au travers de ces phrases.
Il faudrait inventer un nouveau langage; celui là est mort.
"Wagon pour l'ennui: 24h/24h"; c'est l'écriteau que les fées ont dû me placer entre les doigts quand elles se sont penchées sur mon berceau. Berceau d'outre-tombe; comme ma mémoire, et celle de feu Le Romantique.
Destiné à l'ennui jusqu'à la fin de mes jours. Jusqu'à ce jour où j'irais cracher sur vos tombe, muni d'un arrache-coeur d'une main et d'une partition de jazz de l'autre. Tiens, lui aussi a le langage quelque peu éreinté, usé.
(j'avais écrit un texte sublime; jusqu'à ce que mon ordinateur s'éteigne, se rallume, ayant évidemment perdu le fruit de ma timide inspiration. J'ai tenté d'en retrouvé quelques bribes que j'ai jeté là, mais mes nerfs ont eu raison de ma patience. Je n'écris plus beaucoup, s'il faut que ce putain de PC s'arrange pour saboter ma poésie... ça arrangera ceux qui n'auront pas à le faire.)
Juste un mot pour toi, Amélie, si ta souris t'a mené jusqu'à ce matou teigneux qu'est mon blog; tu vois, le mensonge ne fut pas en ma bouche hier soir quand tu n'as pas voulu me croire. A ce soir, dans le poisseux de cette usine qui m'épuise et ne va pas tarder à décider de mon sort.