ça file si vite, le temps que je vois à peine les progrès de Monsieur Bébé.
Cela fait moins d'un mois maintenant qu'il dit Maman aussi bien que Papa, et privilège maternel, il ne dit maman que pour moi, alors qu'il a dit -et dit encore- papa pour tout plein de choses et de gens.
Il imite les cris du chien, du chat, du loup, de la grenouille, de la souris (si, si, c'est tordant de le voir plisser ses lèvres et de faire snigpisngip), le snap-snap du crabe, et crie coin-coin ou presque à la vue d'un canard, d'un cygne ou d'une poule d'eau.
Il me fait rire quand il découvre son anatomie, le nombril l'intrigue beaucoup.
Il me fait moins rire quand il mord ou me tire les cheveux, je n'ai pas encore trouvé la parade pour éviter qu'il me fasse mal.
Je pleure quand je suis loin de lui, loin d'eux deux. Je suis pleine d'un truc incroyable, une espèce de satisfaction infinie quand je le retrouve, et qu'il me dit "Mama"... et c'est un syphon qui se vide, un terrible rien qui m'envahit lorsque l'heure de la séparation arrive.
Je l'aime, d'un amour que je ne connaissais pas, un truc qui, comme ce petit, a grandit en moi et continue de s'épanouir et de fleurir.
Je suis devenue une mère, gaga de son enfant...
J'ai des envies d'autres enfants, autour de lui, d'autres rires encore, j'ai envie de croissance, d'amour, de tendresses, d'émotions, encore et encore. J'ai envie d'une famille multiple, j'ai envie qu'il ne reste pas seul, qu'il connaisse les joies et les chagrins fraternels, j'ai envie d'enfants qui jouent ensemble, qui se disputent, qui se font complices, ou adversaires, qui se protègent, qui s'émulent, qui s'entrainent, qui rient et pleurent, et se consolent.
Pire, je suis devenue une mère qui veut l'être encore un peu plus...