Je reviens pour vous donner des nouvelles de mon roman de l'été 2007 déjà évoqué dans cette formidable note (que même ceux que je croyais mes amis comme lui et lui par exemple, n'ont pas lu sous le prétexte fallacieux qu'elle était trop longue alors que pour comprendre cette note ci il faudrait pourtant que vous fassiez ce petit effort de bien vouloir apprécier la précédente et je sais cette phrase est fort mal construite mais après tout, la littérature, je viens de le comprendre en lisant Tourville, implique aussi que les lecteurs se décarcassent un peu pour se mettre à la portée de l'auteur? voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.)
J'avais laissé Tourville en Crète à la page 491. Il fallait donc que je finisse le livre d'Alex D. Jestaire. Je suis reparti avec ma petite famille en Normandie dans une ville au nom prédestinée : Pourville.
Et lire Tourville à Pourville, je pense qu'on peut considérer que ça, c'est du sacré concept ou je ne m?y connais pas !
Et vous n'allez pas chipoter pour une petite consonne de rien du tout.
Un petit cours d'histoire concernant cette ville me paraît essentiel.Il ne sera pas dit que ce blog n'est pas un blog culturel.
Même si ça n'a rien à voir avec le livre en lui-même.
(En plus, cette chronique littéraire qui tente d'expliquer un livre jubilatoire et énervant est parsemée de jolies photos avec des trucages stupéfiants de réalisme. Vous avez certainement déjà évité un livre, certes, mais aviez-vous vu un livre léviter?)Alors, où en suis-je avec l'histoire ? Mes premières explications n'avaient pas été très claires, je l'admets (mais comment raconter ce livre ? En plus, si j'en dis trop, ceux que je croyais mes amis décrochent, alors je suis obligé d'aller dans le vif du sujet? vous le savez, avec moi, jamais de circonlocutions, c'est un principe de vie.)
J'en suis à la page 715 et je ne connais toujours pas la raison de ce chaos infernal. Où sommes nous ?
Peut-être dans un grand jeu vidéo ... Ca serait comme un croisement de Civilizations avec Sim City où ils auraient prévu toutes les options-catastrophes naturelles industrielles culturelles et même si ça se trouve l'arrivée d'extra-terrestres. (Page 503).
Autre explication, il se pourrait bien que les héros évoluent dans une version jeu de piste postmoderne de Koh-Lanta. ? dans cette ville on a 7 candidats-joueurs-ce qui permet de les réperer c'est qu'ils ont tous une K7 mystérieuse-que quand on passe une de ces K7 dans un magnétoscope il se produit plein de choses bizarres genre codées psychanalytique comme dans les films de David Lynch? (Page 524) à moins que ce soit tout bêtement juste un Grand Test du Futur ?une reconstitution docu-drama-réalité de l'avenir prochain . Une émission qui serait animée par Marc Lesggy et Benjamin Castaldi? (Page 564).
Ce qui est une absolue certitude, c'est que dans cette affaire il y a plein de zones d'ombre-plein d'éléments qui laissent à penser que tout ça a été planifié-il semble d'ailleurs que l'informatique ait joué un rôle important dans le tableau-le déterminisme des statistiques et tout ça. (Page 590).
Je ne suis même pas certain que nous soyons en train de vivre la fin du monde-la pollution les épidémies la guerre urbaine les retombées radioactives? (Page 634) même si tout porte à croire que si. Non, je vous dis, l'hypothèse la plus plausible c'est qu'on a été basculés dans une dimension parallèle comme dans les séquences baston de X-Or-que le but de tout ça c'est de tourner un giga-show super-réaliste genre télé-réalité crédible sur une grande catastrophe partout dans le monde et de tout diffuser en bloc sur le rézo mondial à un moment choisi-du coup ça crée un grand sentiment d'unité de fraternité au niveau des nations et plouf-on arrête les conneries les guerres les pollution et on devient tous copains-en tout cas c'est une possibilité-il se peut aussi qu'on veuille juste faire crever les gens de trouille. (Page 688)
Voilà, voilà, c'est un peu ça ce bouquin. On ne sait pas dans quelle sphère on se situe mais on se laisse porter par les évènements. J'en profite pour remercier la municipalité de Pourville de m'avoir laissé prendre des photos sans son autorisation à des fins purement intellectuelles?
Sinon, je tiens à vous dire que je n'en ai pas terminé avec ce bouquin (dont voici le début). Vous savez, je suis capable d'aller là cet après-midi pour finir les 60 pages qu'il me reste à lire.
Je suis capable.
Mais, ce qui est drôle, c'est que je ne la raconterai pas ici, la fin.
Un peu de respect pour l'auteur.
Et je suis également capable de rencontrer Alex D.Jestaire (en vrai) la semaine prochaine.
Oui, parce que, quand même...
Mine de rien, je passe l'été avec lui.
Il serait bon d'avoir une petite conversation tous les deux?