Nicolas Sarkozy voulait faire passer en force son paquet fiscal , notamment la rétroactivité de la déductibilité des intérêts d'emprunts immobiliers, contestée pas son propre camp. Le conseil constitutionnel a logiquement censuré cette mesure.Cette déductibilité des intérêts d'emprunts immobiliers devait coûter la bagatelle de 7,7 milliards (0,4% du PIB) car le président tenait à ce que soient concernés les emprunts contractés avant la présidentielle, au mépris du principe de non rétroactivité des lois. Le conseil constitutionnel l'a donc logiquement censuré en arguant de ce principe. Les sages en ont profité pour contester l'efficacité de la mesure par rapport à son coût, rappelant les arguments de l'immense majorité des économistes. Il faut noter que cette mesure ne permet d'économiser que 0,4% du coût d'achat d'un appartement de 200 000 euros.
J'en profite pour revenir sur les vacances du président, qui revient demain en France. J'avais indiqué dans une précédente note qu'il ne me semblait pas choquant que des amis lui offrent ce séjour, du moment qu'ils ne pouvaient pas attendre de faveurs des décisions de leur ami. Il est normal que nous sachions qui a invité le président et l'identité des bienfaiteurs (qui travaillent pour Tiffany et Prada) ne semble pas problématique. Il en aurait été autrement si cela avait été Martin Bouygues, dont les vues sur Areva dépendent de décisions publiques.
Plutôt que d'attaquer Nicolas Sarkozy sur ses vacances, il vaut sans doute mieux attaquer son paquet fiscal , cher, injuste et qui sera peu efficace pour stimuler la croissance.
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-945138,0.html
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