Hier soir je t'ai senti près de moi en m'endormant. Cela va faire un mois que j'ai cessé de te donner de mes nouvelles. J'ai senti que tu allais mieux, tu riais même au téléphone. Je me suis alors dit, "c'est le moment"... Le moment de te laisser voler de tes propres ailes... De couper le reste de lien que l'on faisait vivre en pensant que tout allait redevenir comme avant. Et j'ai cessé de te donner de mes nouvelles, très simplement, un matin, lorsque tu m'as écris pour me demander si j'allais bien.
Mais hier soir, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, tu étais près de moi. Je pouvais presque sentir tes bras autour de moi. C'était bien... Et pas bien parce que j'ai failli craquer et t'appeler pour entendre une nouvelle fois ta voix. Je ne l'ai pas fait, heureusement pour nous. Il faut que je te laisse vivre et que je me laisse vivre. Nous en avions discuté mais tu faisais semblant de ne rien entendre.
Hier soir, je me suis mise à rêver: toi me faisant rire, sourire, m'entourant continuellement de tes bras, me faisant l'amour aussi. J'ai rêvé de notre quotidien qui n'aura jamais existé. Mais les rêves ont une fin, et bizarrement ce matin je n'ai pas eu de mal à me réveiller, parce que j'étais bien.
Ce matin, je pense encore à toi. J'espère que tu vas bien et que tu te reconstruis doucement. J'espère aussi te voir heureux. Je me suis même souvenu de ton désir d'enfant. Pour ma part, j'avance, quand même. Je vais faire des efforts, sortir plus souvent, essayer de me faire plaisir.
J'avance... Sans toi.