20 août 2007
TCHÉTCHÉNIE • Kadyrov envoyé spécial du Kremlin à La Mecque
Reçu avec les plus grands honneurs par le roi Abdallah II lors de son deuxième pèlerinage en Arabie Saoudite, le jeune président de la République musulmane nord-caucasienne reste avant tout un fidèle de Vladimir Poutine, observe un journaliste russe.
Ramzan Kadyrov, le président de la République tchétchène, effectue ces jours-ci son second pèlerinage sur les lieux saints de l'islam, à La Mecque et à Médine [le premier avait eu lieu en mars]. Le 15 août, il a participé aux ablutions à la Kaaba, le principal site sacré musulman. Cette cérémonie se tient deux fois par an, et seuls les meilleurs des croyants, l'élite du monde musulman, sont admis à y prendre part. Le président tchétchène est ainsi devenu le premier Russe à avoir cet honneur, qui n'avait jamais été accordé à aucun des grands muftis responsables de courants spirituels, ni à aucun chef d'une autre région musulmane de Russie ou dirigeant de la Tchétchénie séparatiste. Même Akhmad Kadyrov, le père de Ramzan, n'avait pu se livrer à ce rite.
Son pèlerinage a débuté le week-end dernier. Il est arrivé en Arabie Saoudite accompagné du vice-Premier ministre tchétchène, Adam Delimkhanov, du chef de l'administration présidentielle, Abdulkahir Israïlov, et du mufti Sultan Mirzaev, qui ont tous accompli le petit hadj (le déplacement à La Mecque hors de la période consacrée). Mardi [14 août], Ramzan Kadyrov avait été reçu par le roi Abdallah II, qui l'avait invité à cette occasion à participer aux ablutions à la Kaaba. Le service de presse du président tchétchène a fait savoir que les deux hommes avaient lentement cheminé du palais à la mosquée et longuement prié ensemble avant d'entamer la cérémonie.
Le monarque et le président ont été salués par des milliers de fidèles. Ceux-ci devaient toutefois saluer plutôt le roi Abdallah, car Ramzan Kadyrov, malgré sa foi ostensiblement mise en avant et sa forte activité médiatique, n'est pas encore très connu de la communauté musulmane mondiale. Cependant, la prière avec le souverain saoudien, cérémonie solennelle s'il en est, confère désormais à Ramzan Kadyrov un statut de dirigeant respecté, celui d'un homme qui a enfin trouvé le moyen de sortir son peuple d'une guerre suicidaire.
Mais, pour qu'aucun doute ne subsiste sur la personnalité qui a le plus d'importance aux yeux du président tchétchène, celui-ci a transmis au roi Abdallah une lettre de Vladimir Poutine. Le président russe y exprime sa confiance dans le fait que la Russie et l'Arabie Saoudite continueront à lutter conjointement contre le terrorisme et remercie le roi d'avoir invité M. Kadyrov, démarche qui vient confirmer une nouvelle fois "le caractère amical des relations russo-saoudiennes".
En fait, Ramzan Kadyrov suit ainsi les traces de son père, qui accordait une grande importance aux liens unissant la Tchétchénie et les pays du Moyen-Orient. Début 2004, il était, en Arabie Saoudite, parvenu à une série d'accords sur l'aide à apporter à sa république victime des combats. Il s'agissait en particulier de construction d'écoles et de fourniture de manuels scolaires. La mort d'Akhmad-Hadji Kadyrov, tué dans un attentat à Grozny le 9 mai 2004, avait interrompu cette coopération. Son fils, devenu président à son tour, tente --aujourd'hui de rétablir le contact.
Ivan Soukhov
Vremia Novostieï
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=76595
On nous dépeignait la Tchétchénie, surtout Gclucsman, comme un tas de décombres, bivouac de l'armée russe, violant les femmes etc…
Force est de constaté qu'il y a un gouvernement allié des russes, que la liberté religieuse y règne et qu'il est internationalement crédible. Le guerres tchétchènes n'étaient pas des guerres d'extermination comme on a voulu nous le faire croire mais des guerres patriotiques grand-russe, comme nous en avons eu à en soutenir dans les département algériens
On rétorquera que cet article est russe, paru dans un journal russe et que Kadyrov srt les intérêts russes.
Oui, et alors ?
Du Guesclin était breton, fief assujetti à la Couronne et a sert loyalement les intérêts français contre la Grande-Bretagne
Si les Chefs d'Etats pouvaient convaincre Poutine de cesser d'armer la Syrie ce serrait excellant !