Les inquiètudes légitimes sur la politique de DEFENSE NATIONALE: Les annonces en cours préparent ceci est une évidence une série de coupes budgétaires MAJEURES sur celui de la Défense. En fixant à 2% du PNB l'effort de défense de la France, alors même que le Ministre reconnaît que le simple déroulement de certains programmes en cours imposera 40% d'augmentation de ces dépenses, la question fondamentale réside dans les choix qui seront opérés. Il n'est nullement nécessaire de mettre en place des commissions de technocrates, car la question est simple à poser: Où et comment effectuer des économies.? le budget de la défense a toujours été la variable d'ajustement du budget de l'état depuis 1981. c'est en effet le seul budget de l'état qui conserve un titre V c'est à dire d'équipement qui atteint plus de 40% de son total. (à titre de comparaison le titre III de budget de l'éducation nationale représente plus de 96% qui correspond au paiement des salaires de ses agents) La réponse s'impose d'elle même: L'effort ne pourra porter que sur les effectifs il n'est nullement nécessaire d'être DEVIN pour conclure à cette réponse. De toute manière la déflation d'effectifs touchera soit les militaires eux mêmes soit les industries d'armement par diminution des programmes en cours qui concerneront d'ailleurs que l'équipement des forces. En effet tout programme d'armement se déroule en au moins trois phases qui en France s'étalent sur 15 à 20 ans au moins ( contre 7 aux USA et 8 en RUSSIE) 1/ sa conception et les études menées en RD pour sa réalisation. les coûts des études étant approximativement estimées à 40% au moins du total global du programme. durée 5 ans 2/ une seconde phase qui concerne les tests des premiers prototypes qui elle même se déroule sur trois ou quatre ans 3/ et finalement la phase d'équipement qui concerne à peine 50% du total des crédits du programme qui par ailleurs a fait l'objet d'une loi de programmation et donc voté par le parlement. (durée 7 à 10 ans avec les reports inéluctables des crédits. aucun programme d'équipement en FRANCE depuis 40 ans n'a été mené sans report de plusieurs années) Nous assisterons donc à une déflation des effectifs des forces et simultanément à une réduction de certains programmes qui se concentreront sur le non équipement des forces pour les motifs évoqués ci dessus. L'autre question majeure qu'il faudra bien expliquer aux citoyens concerne la crédibilité des moyens résiduels. En effet les volumes actuels sont déjà insuffisants. l'Armée de terre par exemple (la même démonstration s'applique aux autres armées Air et mer, la gendarmerie qui compte déjà des effectifs supérieurs à ceux de l'armée de terre ne peut être concernée par ces mesures du fait de ses missions de sécurité publiques , à noter que le Gendarmerie compte déjà plus du double de sous officiers que ce qui reste au sein de l'armée de terre aussi incroyable que cela puisse paraître. L'armée de TERRE par exemple ne compte plus que 60 000 soldats, 45 000 sous officiers et à peine 15 000 officiers. Soit 120 000 hommes tout au plus. la durée de contrat de nos soldats contrairement aux souhaits ou aux croyances de certains technocrates est depuis 60 ans comme d'ailleurs dans toutes les armées professionnalisées du monde inférieure à 5 ans et non au 8 pris en compte malicieusement par les "comptables" ce qui impose un turn over important qui se traduit logiquement par 20% de ces effectifs en formation et donc non opérationnels et 20% également de ces effectifs en phase de reconversion pour un retour à la vie civile et non utilisables également. Sans être Polytechnicien c'est donc moins de 40 000 soldats qui sont disponibles en instantanée. Mais il faut également prendre en compte que toute intervention extérieure impose au moins 1/3 de ces effectifs en poste, 1/3 qui se préparent à les remplacer et 1/3 qui viennent de rentrer d'opérations. L'effectif maximum réellement disponible est donc limité à moins de 13 000 soldats projetés. (aux quels s'ajoutent les 5000 sous officiers et les 2000 officiers.) soit un total maximum de 20 000 hommes. Cette limite est actuellement atteinte et souvent dépassée. toute réduction remettrait directement en cause nos engagements comme membre permanent du conseil de sécurité et nous placerait alors de facto sous la protection du seul pays au monde capable d'assumer ses missions de sécurité les USA. Nos industries de défense qui dépensent plus de 70% de nos budgets en Ret D La volonté de la commission européenne d'acquerir des programmes militaires sur 'étagère" c'est à dire par appels d'offres intrenationales est un vieux serpent de mer. Il et vrai que seuls 4 ou 5 pays Européens sont en mesure aujourd'hui de lancer et de conduire de tels programmes. L'Angleterre, l'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie. Tous les autres achetant leurs moyens militaires soit auprès des consortiums Européens comme EADS ou auprès des USA ce qui peut paraître choquant pour la défense des intérêts économiques de l'Europe. Dans l'hypothèse où la commission prendrait de telle mesure, cela priverait inéluctablement de débouché l'ensemble de nos industries Européennes d'armement qui au passage investissent avec les crédits militaires plus de 70% de nos efforts en recherche et développement. qui garantissent au passage nos emplois de demain dits de haute technologies. Serions nous capable demain de scier la branche sur la quelle nous sommes assis car telle est la portée de cette décision. Tout ceci est inconcevable dans le cadre d'une indépendance réelle de la FRANCE et plus encore de l'EUROPE. Le peuple doit impérativement connaître les conséquences de ces choix. Souhaitons nous nous placer sous la seule autorité des USA? mesurons nous les effets secondaires et parfois pervers de ces choix. Comme disait PLATON "un peuple qui ne veut plus se défendre est inéluctablement conduit à porter les armes de ses adversaires." ou celles de son SUZERAIN, Le Généra DE GAULLE doit se retourner dans sa tombe le gaullisme est bien MORT! Lu sur le site du ministre de la Défense. |