Après la gouvernance symbolique et compassionnelle, le Président de la République initie la gouvernance événementielle et émotionnelle. Tous les moyens sont bons. Instrumentalisant tous les faits y compris les plus sordides, la complication de cet homme est d'être avant tout préoccupée par le paraître. Faire de la communication politique en surfant en permanence sur l'abjection et l'actualité quotidienne des faits divers.
Rien ne se fait en France sans la bénédiction de Sarkozy, le tout relayé copieusement par les médias complaisants.
Tout tourne autour de lui. Tout est décidé par lui. Nous sommes gratifiés tous les jours du feuilleton Sarkozy.Pendant que l'on polarise la population sur les sanctions pour un fait particulièrement dramatique et odieux, concernant le viol d'un jeune enfant par un pédophile récidiviste, on occulte l'incroyable manque de communication entre les services médicaux et de justices, révélé au grand jour par la fourniture de stimulant sexuel, par un médecin qui n'était pas au courant du dossier du détenu !Effarant
Pourtant c'est la droite qui est au pouvoir depuis cinq ans ?
La justice demande avant tout de la raison et non de l'émotion. Alors de grâce, donnez enfin les moyens humains matériels et budgétaires à une justice qui en a bien besoin ! (la suppression de 35 000 postes de fonctionnaires et le non renouvellement d'un sur deux pour 2008 ne va pas dans ce sens).
Sarkozy, tel un prestidigitateur, nous sort de ses manches un nouvel arsenal judiciaire et accumule les mesures répressives.
Qui a fait voter pas moins de11 réformes pénales! En outre, il y a à peine 18 mois passait une loi portant justement sur la récidive, et celle dite deprévention de la délinquancedate seulement d'il y a 3 mois, ses décrets d'application n'ayant même pas encore été pris... On se souvient que celui qui était encore alors candidat à la présidentielle avait déclaré, dans un accès improbable de lucidité : C'est une maladie française de penser que quand on vote une loi, on résout un problème . Mais on peut bien faire semblant, en parfait démagogue.
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