J'ai comme une lourdeur sur le coeur.
Je crois que j'ai dû manger un peu trop de sentiments. Alors ça pèse un peu, la balance a éclaté et plein de petits engrenages jonchent le sol. Pourtant, jusque là , j'avais toujours eu le coeur balaise. Un vorace de premier choix, qui n'a pas supporté mon dernier.
Resté sur sa fin, il s'est pris de boulimie et je me suis de nouveau épris pour une alléchante demoiselle. La mal léchée, visage caché sous le capuchon de sa pelisse, m'a tendrement effleuré, effeuillé, papouillé. J'en ai eu le palpitant troublé, tremblant, semblant à chaque saccade s'affaisser.
Le papillon s'est posé. Affamé, mon coeur l'a croquée.
Affalée sous sa peau lisse de pêche, la fallacieuse chimère essaima son amertume sur le sucré de cette inattendue rencontre. Et s'en est allée le teint halé, de la chasseresse rassasiée, sur ses joues boursouflée.
Indigestion. Nausée.
Diète.