Comme tout jeune amant un peu trop influencé par l'imagerie du porno, j'ai assez rapidement essayé de donner la fessée à mes partenaires. Avec des succès assez variés. Sonia n'en a jamais trouvé l'utilité, par exemple.
La première femme que j'ai réellement fessée, c'était C.. Première partenaire extra-conjugale plus ou moins régulière. Jeune mariée souhaitant être délurée et initiée à des plaisirs que je maîtrisais encore mal. S. (la suivante) avait un goût prononcé pour les fessées et notamment pour celles données de manière très mécanique avec le petit fouet qu'elle prenait à chacune de nos rencontres.
J'aime la fessée. Mais c'est finalement un plaisir très conventionnel. Il est d'ailleurs bien expliqué à tous les jeunes parents que le fessée est l'expression la moins violente de la punition coroporelle, qu'elle ne laisse pas de traces ? La fessée est sans doute rentrer dans le code commun des amants qui aiment le petit frisson. Et c'est tant mieux. Mais je ne prends plus aucun plaisir à la donner autrement qu'en laissant des traces tangibles, en détournant des objets comme cette louche qui trône dans la cuisine de l'appartement d'Helena, en marquant sa fine croupe comme celle d'une jeune jument dont on ne veut pas se séparer.
Il y'a quelques semaines, alors qu'elle me chevauchait, j'ai été pris d'un désir incontrôlé et incontrôlable. Je lui ai saisi le cou comme pour mieux l'immobiliser et je feins la gifle. J'ai senti dans ses yeux comme une demande de continuer et d'aller plus fort. J'ai continué à bloquer son cou (en prenant bien soin de ne pas écraser sa glotte, enfin pas trop) et je l'ai gifflée dans un geste ample et théâtral. Son corps s'est cabré et son sexe s'est contracté sur le mien, amplifiant ma jouissance déjà bien lancée. J'ai reproduit la gifle plusieurs, dans un flux hormonal mélangeant désir intense de poursuivre et relâchement.
J'ai une haine irrépressible à l'égard des hommes qui frappent leurs femmes (ou les femmes en général). Je n'ai quasiment jamais porté la main sur mes enfants autrement que pour leur coller des fessées. La dernière date d'il y'a plusieurs mois.
Et là , dans le feu de l'action, je me suis retrouvé à gifler la femme que j'aime.... . Le sourire complice qu'elle m'a rendu après la première gifle et la crispation quasi orgasmique de son visage quand je l'ai frappée m'ont fait glissé sur cette pente de désir.. Jamais, je n'aurais poursuivi au moindre signe de douleur non souhaitée. Au lieu de ça, je me suis retrouvé devant une chienne en furie et affamée. Je me suis arrêté. Histoire de mieux concentrer sur mon mouvement coïtal. Et j'ai fini par jouir en elle...
Je me suis apaisé en la prenant tendrement dans mes bras. Elle m'a glissé à l'oreille : "j'aimerais que tu me donnes des coups de pieds la prochaine fois"... . Un pont trop loin ?