Quand j'étais jeune... Non, ça va pas ça. Je ne suis pas vieux. Pas encore. On va dire quand j'étais plus jeune alors, entre 11 et 16 ans, un peu plus peut être, j'ai fais partie d'une bande de pote. On se connaissait du collège, et pour certain même du primaire. C'est ça l'avantage des petites villes, on se suit de classe en classe, si bien que tout le monde ou presque se connaît. Je vous fais rapidement le portrait. On était des "ados", fan de nirvana à l'époque (puis et venue Korn, Slipknot, et bien d'autres avant de s'attaquer à des trucs plus costauds), jeans troués, cheveux longs, sweat à capuche "Adadas", sac Astpack etc... Bref ça n'a pas beacoup changé, sauf qu'à l'époque on étais les seuls à faire ça! Du moins dans notre bled. On avait des valeurs nous, on écoutait pas "Superbus" ou "Aqme" en se prétandant trasheur. D'ailleurs on se pretendait pas. Big Up. Enfin bref.
Nous ce qu'on aimait bien, c'était voler les sacs des p'tites vieilles, et le portefeuille de la ménagère de moins de 50 ans... Ahah non bien sûr. Voyons. On avait des valeurs! On préférait se caler dans un p'tit coin et se rouler un p'tit tarpé. En fuyant les flics. Ouais les plus précoces des notres ont du commencer vers les 12 ans, moi plus tard, vers 14. D'ailleurs d'avoir pris le train en retard, ça m'a toujours valu de ne pas être intégré. Ou d'être moins bien intégré. J'étais toujours celui qu'on oubliait d'apeller, ou de tenir ou courant. Cependant je ressentais un réel plaisir de leur part lorsqu'il me voyait arriver. Genre" Ah merde j'ai oublié de t'invité mais c'est cool que tu sois venue quand même". Et je pense que c'était sincère. M'enfin. Bien sûr, j'aurai pû combler mon "retard", me mettre à fond la dedans. Mais ce n'étais pas ma vie. Je n'ai d'ailleurs volontairement jamais appris à rouler. Alors bien sûr je fumais régulièrement, à chaque fois que j'avais pas cours (soit le mercredi, le samedi et le dimanche), mais ce n'était pas suffisant, ça ne faisait pas de moi la personne "indispensable" à la soirée. En fin d'aprem bien sur je rentrais chez moi. Du coup j'inventer une multitude de technique pour pas que mes parents me flag, pour pas qu'il flag mes yeux rouges ou mon air embrumé. Sitôt rentré chez moi je me calais dans ma chambre, et j'écoutais la musique. Elle me transpercait, me transpirait, me transporter. J'avoue que j'aimais ça. Et que parfois ça me manque cette senstation. Mais c'est rare. En principe je calculais à l'heure où je devais rentrer, et comme je savais combien de temps durait ma "descente", le temps qu'il me fallait pour redescendre de mon trip, d'avoir les idées claires, j'arretais de fumer en fonction.
M'enfin faut pas croire je me suis fais des super frayeurs. J'ai essayé 10 000 fois d'imaginer la réaction de mes parents si ils apprenaient que leur fils était un "junkie", un "drogué", un "pas de ça chez moi". Heureusement ils ne l'ont jamais su. Et ne le sauront jamais.
Une des pires frayeurs que je me suis faite, c'était un soir. Je devais avoir 15 ans, mon derby Senda SM (super motard pour les incultes) débridé tout chaud, prenant 80 à l'heure. Compteur voiture bien sûr! Sinon 90 compteur derby. La classe ;D. Je devais avoir la permission de 11h, ou de minuit je sais plus. Du coup on s'était retrouvé tous au parc, comme une soirée banale. Fumette à gogo, peu ou pas d'alcool. J'avais fais mes calculs, mes parents seraient au lit en rentrant. Ce qui voulait dire que je pouvais fumer sans limite. C'est d'ailleurs ce que j'ai fais, jeune inconscient que j'étais! Ah ah. Sont fous ces d'jeun's. Bref.
L'heure de rentrer arriva beaucoup plus vite que je ne l'aurais pensé. 5 minutes après j'étais chez moi. Et là , gros bad. Toutes les lumières allumées chez moi. Oh merde, je me rapelle encore, je me disais que c'était surement mes parents qui les avaient laissés allumés pour moi. Tu parles, Charles! De la famille (ou des amis me rapelle plus très bien) était arrivé à l'improviste et étaient encore là , et moi je n'étais pas au courant bien sûr. Bien sûr je ne pouvais pas les éviter, et j'étais obliger de dire à mes parents que j'étais rentrer. Obliger de tranverser la salle à manger. Comment expliquer à mes parents que j'ai attendu dehors parce que je ne voulais pas rentrer? J'imaginais ma tête pâle, mes yeux rouges. C'était horrible. Je n'ai pas réfléchi, ni une ni deux j'ai foncé, fais la bise, répondu aux deux trois questions qu'ils m'ont posaient. Puis j'ai vite rejoins mon lit. Et je me suis fais tout petit. J'imaginais la discussion avec mes parents le lendemain, les conséquences. Mais j'étais tellement défoncé que 3 minutes après je dormais.
Le réveil fut dure, la pateuse avait encore frappé. J'avais la bouche comme un chameau après trois semaines dans le sahara. Enfin bref, il faut croire que mes parents n'ait rien remarqué. Ou n'ont rien dit, ce qui me parait encore plus improbable. J'ai quand même bien flipper.
Je ne comprend toujours pas comment ils ont rien remarqué ce soir là . Mais je m'en réjouis. Maintenant je me suis rangé. Je suis beaucoup plus (trop?) sage.
Surement que la prochaine fois je vous raconterais une soirée. Sur ce je vais allé dormir. A bientôt.