"Pour qu'une chose soit intéressante à voir, il suffit de la regarder longtemps"
Sacré Gustave.
Nous sortons la chienne et moi,
juste après la sieste,
tous les deux énervés et frétillants.
Pleins d'une sève surabondante que nous avons envie de gaspiller.
Dans le vent, les chênes, les pins.
Là où les chemins se délient en forêt.
Pour mieux se renouer.
Nous marchons comme par une sorte d'oubli de soi
jusqu'à la mort de l'été.
Le champs de blé coupé nous regarde à son tour.
La paille craque sous nos pattes.
Jaune la pierre affleurée par le soleil.
La main touche le sol.
Elle sent ce poids d'or
Cette chaleur apportée par les rayons.
Derniers animaux errants
nous courons vers le feu,
l'inscription des fautes anciennes
sur le flanc de la montagne.
Comme chaque jour
en à pic de presque 500 mètres.
Il y a de la marge.