Ca s'en va et ça revient
Ca vous glisse entre les mains
J'ai les chaussures et la blondeur, je peux peut-être me transformer en danseuse cloclodesque.
Curieuse sensation de vide et d'inachevé ce matin. Je devrais sans doute cesser de m'imaginer que les choses pourraient être différentes. Cesser d'attendre d'autrui telle ou telle réaction. Je ris, plaisante, parle (trop souvent) et pourtant je ne suis qu'un handicapée des relations humaines. Toujours ce putain de sentiment de ne pas être à la hauteur.
Bref, ce matin c'est déprim-land.
Je suis seule dans le salon à remplir mes cartons de livres. Je maudis tous les éditeurs et les imprimeurs de la terre. Aucun bouquin qui ait la même dimension. Folle envie de tout mettre aux orties. A quoi ça sert cet "accumoncellement" de livres ? Pourquoi ne pas profiter des charmes des bibliothèques municipales et voyager les poches plus légères.
Mes yeux se portent ici et là sur les objets chinés au fil des ans. Je ne les aime plus. Je veux qu'ils disparaissent de ma vue.
Noeud au ventre. Pas envie de quitter cet appartement. Pas envie de quitter le quartier. Je n'ai plus de goût pour la découverte. Je veux rester cachée sous la couette.
Envie de pleurer tout simplement et de remplir les poubelles de l'immeuble.
Ah mais j'oubliais.... je suis une femme forte. Ne pas flancher,...être solide.
Je vais aller me faire un autre ristretto...