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Publié le 23 Août 2007
JUSTICE. DÉJÀ CONDAMNÉ POUR VIOL EN 1998, HAKIM AMRI S'ÉTAIT LIVRÉ À DES ATTOUCHEMENTS SUR UNE FILLETTE EN NOVEMBRE 2006. IL A ÉTÉ CONDAMNÉ HIER PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL.
6 ans de prison pour le récidiviste sexuel
Le 9 décembre 1998, Hakim Amri, alors âgé de 18 ans, avait été condamné à 8 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Haute-Garonne pour le viol de trois jeunes femmes. Hier, le tribunal correctionnel de Toulouse lui a infligé 6 ans de prison pour une agression sexuelle imposée à un mineur de moins de 15 ans. Inscrit sur le Fichier national de la délinquance sexuelle, il devra également, pendant 5 ans après son séjour en prison, subir un contrôle de son obligation de soins.
Le 8 novembre 2006, Hakim Amri se rend chez des amis au Mirail, à Toulouse. En bas d'un immeuble, il croise une fille de 10 ans qui habite là . Elle prend l'escalier pour monter au 5e étage rejoindre un de ses copains. Amri la suit (il prétendra plus tard qu'elle l'y avait invité ) et la pousse de force dans un appartement inoccupé. Il jette la petite fille à terre, essaye de la déshabiller, lui donne une gifle et la menace d'un bâton. Alors que les caresses commencent, la victime parvient à rejoindre le balcon et à appeler à l'aide. Sa mère reconnaît sa voix et vient rapidement à son secours.
La police retrouvera Amri sur place, visiblement sous l'empire de l'alcool et du cannabis.
A l'audience, hier, le prévenu, un garçon costaud au regard sombre, ne s'est guère manifesté. Intervenant pour l'administratrice ad hoc qui s'occupe de la victime, Me Christine Bonadei a rappelé la présence d'esprit d'une petite fille qui a réussi à échapper à un viol . L'avocate s'est inquiétée de l'avenir de cette bonne élève bien trop tôt confrontée à la sexualité des adultes et qui aujourd'hui refuse d'évoquer les faits avec les psychologues.
Avant de requérir 7 ans de prison, la représentante du parquet a insisté sur la dangerosité sociale du prévenu, sur l'inadaptation au réel relevée par les experts.
Pour la défense d'Hakim Amri, Me Christian Etelin a rappelé qu'il avait su se contenir pour ne pas aller vers l'irréparable et demandé de croire qu'il n'est pas définitivement perdu . En 2003, à sa sortie de prison, le prévenu n'avait trouvé que la rue a regretté l'avocat, estimant que l'enfermement n'avait rien fait de bon pour le soigner et éviter la récidive.
Jean-Marc Le Scouarnec
Source :
http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200708230044