Le ventre peut recevoir bien des douleurs et des symptômes qui ont avoir avec l'intime, avec le coeur de la féminité et de la maternité.
Tout l'archaïque et l'infantile qui nous habite, et qui procède de nos choix amoureux, nous oriente vers un homme ou une femme ou nous fait vouloir à tout prix les éviter.
Tout amour, lorsqu'on l'éprouve, est du " vrai " amour.
Même le plus amoureux des patients n'aime dans son psy que le reflet d'un autre amour manquant, perdu, oublié.
On en accepte la règle avant d'en comprendre la nécessité.
Pendant tout le temps de l'analyse, quelque chose fonctionne en nous qui nous dépasse. Articulé au transfert, ça travaille en nous. ça fonctionne, ça rêve, ça associe...
En effet, même si à l'issue de la cure analytique tous les symptômes corporels ne sont pas résolus, le rapport avec le corps a changé. Plus amical, plus simple, comme si une paix avec soi-même semblait possible. Le corps, qui était peut-être comme un champ de bataille traversé de tirs divers, peut s'autoriser à respirer et à se mouvoir sans toujours devoir se protéger.
Ensuite, chacun peut se donner les moyens de poursuivre la reconquête de son corps avec les diverses techiques à sa disposition. Le corps respirant mieux, c'est-Ã -dire ayant recouvré sa liberté et sa capacité à se guérir lui-même, peut se permettre d'aller mieux. En fait, on pourrait dire que le but du travail analytique est de permettre au patient de retrouver la liberté d'aller bien.
On sera alors passé d'une parole récit, explicative ou plaintive, à une parole vraie, c'est-Ã -dire qui parle de ses vérités.
Il arrive quil faille de nombreuse étapes et un long cheminement thérapeutique pour que quelqu'un s'autorise à vivre sa vie. La rebellion, alors, n'est pas la première étape mais l'issue ou l'une des issue du voyage. Dans les cures, c'est comme dans la vie, tout est possible. Les chemins de la guérison et du mieux-être sont aussi complexes et singuliers que les gens eux-mêmes.