Sachant que je ne finis jamais le mois à découvert, d'une part parce que j'ai la chance d'avoir un salaire qui me le permet sans toutefois être mirobolant et d'autre part, parce qu'un des principes de mon éducation était "quand il n'y a plus rien, il n'y a plus rien donc soit on fait les fonds de placard, soit on se sert la ceinture mais on ne s'endette sous aucun prétexte".
Sachant que j'ai assimilé ces règles de gestion mais que je ne suis pas économe pour autant... Bah oui, pas être à découvert, ça veut bien dire s'arrêter de dépenser à zéro !
Sachant que mon système discutable de rémunération est revu de mois en mois à la baisse et que j'arrive à des écarts de 800 euros (!) sur mes feuilles de paie.
Sachant que je suis du genre à anticiper pour savoir à quoi m'attendre et que je sais compter.
Je commence le mois de septembre... qui n'a d'ailleurs pas commencé soit dit en passant... à moins 159 euros une fois toutes mes charges déduites (et me connaissant, j'ai sûrement dû en oublier sans compter les inévitables imprévus qui tombent toujours au mauvais moment...).
Ca me rappelle un sketch (forcément excellent) de Coluche qui parlait de son père qui travaillait à mi-temps (12 heures par jour) et qui disait que chez eux, les fins de mois étaient difficiles. Surtout les 30 derniers jours.
J'hésite : je pleure un petit peu ou je pleure beaucoup ? Et la vie, malgré les constats affligeants et les promesses jamais tenues, qui est toujours plus chère... Comment je fais moi pour payer les croquettes de mon chat ? Il est pas au régime lui !