Dans Libération, un article de plus sur le sujet, ce qui nous fait penser à tous ces problèmes connus (étudiants dormants dans leur voiture, etc).
Un effet de la pénurie: des étudiants étrangers de haut niveau sont parfois rentrés sur le champ dans leur pays. L'ancien maire de Montpellier était très fier que 800 étudiants chinois étudient sur Montpellier. or, le problème est qu'il manque cruellement de logements.
Autre chose; une conséquence surprenante: l'explosion des effectifs des villes étudiantes de moyenne ou petite taille: Nîmes, Béziers, Narbonne, Perpignan ont augmenté d'une manière exponentielle leurs effectifs. Je m'en suis rendu compte quand je travaillais pour la sécurité sociale étudiante. Les parents n'ont plus les moyens de permettre à leurs enfants d'aller étudier directement dans uen grande ville. C'est repoussé à plus tard.
Un exemple de l'action de l'Etat, resté à l'état zéro en Midi-Pyrénées. L'article L. 822-1 du Code de l'Education prévoit:
"Les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale qui en font la demande ont la charge de la construction, de la reconstruction, de l'extension, des grosses réparations et de l'équipement des locaux destinés au logement des étudiants.
Les biens appartenant à l'Etat ou à un établissement public et affectés au logement des étudiants sont transférés, par arrêté du représentant de l'Etat dans le département, aux communes ou aux établissements publics de coopération intercommunale qui ont demandé à assumer la charge de la construction, de la reconstruction, de l'extension, des grosses réparations et de l'équipement des locaux destinés au logement des étudiants. Ce transfert se fait à titre gratuit et ne donne lieu au paiement d'aucune indemnité, droit, taxe, salaire ou honoraires".
Or, chez nous, aucune Collectivité locale ne l'a fait. Je peux vous l'assurer à janvier 2007, j'ai fait un dossier là-dessus. Seules certaines collectivités, dont le SICOVAL sont en train de construire des logements étudiants mais pour certaines écoles spéciales.
Les collectivités locales ne veulent pas dépenser plus dans ce domaine. L'Etat veut se défausser mais cela ne marche pas.
Tout est foutu ? Mais non, LA mesure géniale est trouvée: le coup du gouvernement pour encourager l'acquisition immobilière. Comme la plupart des logements acquis ne seront pas des palaces, mais des T1, T2, les prix vont encore explosés !
Reste la coloc, dans laquelle la CAF diminue l'aide pour chacun. Normal vu que ça coûte moins aux colocs ? Ok, mais en laissant la même aide que pour les gens seuls, on encouragerait peut-être plus de colocs, contenant un peu la pression immobilière.