Je pars en Auvergne dans deux jours. Je devrais être contente, quitter Paris 3 jours, le pied !!! Je n'ai pas eu de vacances en juillet, ce week-end est comme un vrai bol d'air. Le problème est que je n'ai pas perdu un gramme, je n'ai rien faire pour !!! J'ai de l'acné (2 boutons sur le visage !!! ) sans doute du au stress du boulot et au stress tout court. Je n'arrive pas à décompresser que ce soit à la maison ou au boulot, je suis à cran. Je dors mal et peu, sans doute est-ce un début de piste. Je n'ai pas vu ma soeur depuis plus d'un an, on s'appelle pratiquement toutes les semaines mais en travaillant le samedi, il est difficile de programmer un week-end en commun !!! Et puis venir à Paris pour les provinciaux, même pas en rêve (je parle de ma famille, je ne voudrais pas me mettre la province à dos, et puis avant d'être parisienne d'adoption, j'étais une bourguignonne pure et dure !!!).
Voilà deux jours que la boulangerie de l'école est réouverte et je craque de nouveau pour les petits pains aux olives noires, rondes et juteuses, un vrai délice, meilleurs que les croissants. Hier matin, je paie 1 euro 20 car la vendeuse me le vend au poids et aujourd'hui, la vendeuse de l'après midi me le vend à la pièce, soit 0,60 centimes, j'en déduis que je devrais plutôt craquer les après midi, mon budget resterait équilibré.
Je dois également répondre à la lettre de ma meilleure amie, elle m'annonce qu'elle vient à Paris le 29 septembre avec son mari et sa fille et elle souhaiterait savoir si je peux l'héberger. Bien sûr, aucun problème, c'est ma meilleure amie, pourtant il y a un hic. Elle me précise dans sa lettre que cela fait 9 ans que l'on ne sait pas vu et qu'il faudrait peut-être remédier à la situation.
A terminer, mon mari vient de rentrer.
Ciel mon mari !!!
Le repas du soir se passe bien, tous les 4 à table à discuter, un vrai bonheur. Ma fille nous demande si on part toujours samedi car elle a prévu une soirée et elle a déjà lancé les invitations. Une dizaine d'ami(e)s, ils se connaissent depuis la maternelle et ils continuent à se fréquenter même si leur orientation professionnelle et géographique ont changé. Il va falloir que je range un peu l'appart et que je remplisse le frigo. Ils ont prévu d'emmener chacun quelque chose.
Mon fils lui me taxe 2 euros pour aller "Ã la chicha". Ils ont décidé entre copains de fêter la fin des vacances. Il a bien quelques billets cachés sous son matelas, mais il n'aime pas les casser, il préfère emprunter à sa mère. Il me demande si je peux négocier l'heure de rentrée avec son père !!! 11h30 au lieu 11h00. ça devrait être possible.
Ma fille décide d'aller louer des DVD et me demande si je peux l'accompagner. Elle n'a pas le courage d'y aller seule. Je l'accompagne volontiers, ça me permet de discuter avec elle de sa journée et d'échanger des petits secrets entre filles. Mon fils nous colle aux basques, il est un peu du style "jaloux", normal c'est le petit dernier. Il reproche à sa soeur de fumer et ma fille lui dit si tu savais ce que Maman a dans son sac. Je passe un véritable interrogatoire. Quand il apprend que j'ai acheté des cigarettes, il se fâche, je ne sais pas si c'est du lard ou du cochon, il me dit que c'est moi l'adulte et qu'à 43 ans (prends ça dans les dents) je devrais montrer l'exemple. Ma fille lui dit que je crapote, que c'est plutôt comique de me voir fumer. Il me répond que si je crapote, je vais attraper le cancer de la langue. Il est vraiment très convaincant et je suis surprise de le voir si virulent.
Il part rejoindre ses potes, ma fille a son portable qui sonne, son copain appelle. Voilà un mois qu'elle attend cet appel, soit disant que sa mère lui avait confisqué son portable suite à une énorme bétise qu'il avait faite. Je suis sceptique. Elle est tellement heureuse qu'elle a le sourire jusqu'aux oreilles, les yeux rieurs, un vrai plaisir !!! Elle me raconte qu'il l'a appelé "bébé", "son coeur" qu'elle lui a manqué, enfin le genre de choses que les filles aiment à entendre. Elle appelle sa copine Ana pour lui faire un petit compte rendu et lui confier sa joie. On est dans la rue toutes les deux, on rigole, on se chahute. Arrivée devant l'immeuble, on s'arrête sur les marches d'escalier et on fume une petite clope, histoire de prolonger la soirée.
Je crois que je n'ai plus aucune raison de me plaindre !!!