J'ai un tout petit pied dans ce monde-là. Un orteil plutôt mais, grâce à Zeus, mon éditeur n'est pas français et je n'écris pas de roman (j'en suis incapable).
Toujours est-il que le monde de l'édition est en ce moment secoué par une polémique, une auteure (ça me fait bizarre de l'écrire mais bon;) en accuse une autre d'avoir "psychiquement" plagié un de ses livres. N'ayant jamais lu ni l'une ni l'autre, Camille Laurens et Marie Darrieussecq, je suis très mal placée pour juger qui de l'attaquante ou de l'attaquée a raison (personne je crois), mais je suis bien placée pour savoir que l'émotion peut parfois mener à "croire". Maintenant je ne sais pas s'il est opportun d'en parler sur mon cher blog, mais puisque je m'informe beaucoup sur cette histoire je vous la fais partager.
Voici des liens où la polémique est très bien relatée, ici et là :
Et surtout voici le texte en pdf de Camille Laurens, à l'origine de la levée de boucliers sur la scène littéraire germanopratine. Bien que ce texte soit sujet à toutes sortes d'interprétations et que sa violence ne semble pas justifiée, j'avoue malgré tout que je le trouve très bien écrit (vous me direz, l'un n'empêche pas l'autre.)
Toute cette histoire me ramène simplement à mon sentiment, lequel se déploie tous les ans en septembre : la rentrée littéraire française me paraît absurde. Une masse de livres couvre les étales, les couvertures se ressemblent toutes, l'attrait s'amoindrit d'année en année. Parmi eux se trouvent des trésors, mais on les voit de moins en moins, chassés l'année suivante par la nouvelle rentrée.
Je ne lis que bien rarement les nouveaux romans, sauf si ma soeur (grande lectrice) m'en conseille un, je lui fais confiance. D'autant plus qu'elle ne fait pas de quartier.
Cherchant l'assurance d'une qualité, la patine d'un passé, je me réfugie dans les classiques, mais aussi dans les gros pavés récents qui font moins de bruit. Je me dis que si trésor il y a dans cette masse, il sera découvert, et les bons écrits ne vieillissent pas, en principe.