Par Robert Evans Reuters - Vendredi 31 août, 18h39
GENEVE (Reuters) - L'expansion des zones désertiques et la dégradation des terres arables dues au réchauffement climatique vont s'imposer dès la prochaine décennie comme des menaces sérieuses pour la satisfaction des besoins alimentaires d'une population mondiale en forte croissance, avertit M. V. K. Sivakumar, chercheur à l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
"Devons-nous redouter la dégradation des terres? Oui!", a lancé le scientifique, responsable du département agriculture de l'OMM, s'adressant à la presse à Genève, quelques jours avant la conférence sur la désertification qui se teindra du 3 au 14 septembre à Madrid.
"Nous nourrissons aujourd'hui la population mondiale, qui compte 6,3 milliards de personnes, à partir de 11% de la surface susceptible d'être exploitée pour une production alimentaire sérieuse.
La question est de savoir si nous pourrons nourrir les 8,2 milliards prévus en 2020 si les terres cultivables sont moins nombreuses", a-t-il poursuivi, évoquant l'Afrique, l'Amérique latine et certaines zones d'Asie où la raréfaction des pluies et leur caractère moins prévisible seront les plus dommageables.
Outre la dégradation des sols, précipitations en baisse et évaporation accrue compliqueront à la fois l'irrigation et la production de l'énergie nécessaire aux engins agricoles.
Dans certaines régions, a souligné Sivakumar, la progression du désert et la salinité croissante de sols autrefois fertiles est déjà très avancée. A terme, ce pourrait être le sort des zones sèches d'Amériques latine, notamment au Brésil, l'un des poids lourds de la scène agricole mondiale.
En Afrique, la variabilité croissante du climat va probablement se traduire par un raccourcissement de la période de production, en particulier dans les zones arides et semi-arides.
L'innovation et l'adaptation des pratiques agricoles afin de ménager les ressources n'en sont que plus essentielles, mais le retour à la multiplicité des productions, au détriment de la monoculture intensive avec force engrais, peut également se révéler salutaire, a estimé le chercheur.
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N'en déplaise à certains, lorsque je lis de tels articles, je suis POUR les OGM ! Ne dit-on pas " de deux maux, il faut en choisir le moindre ?"
Et quand je vois des anti-ogm, gras à souhait, voire obèses, mes pensées vont automatiquement vers ces populations affamées, qui seraient heureuses de manger ce que d'autres sont en train de saccager ! Mais ceux-ci ne penseront jamais à ceux qui crèvent de faim, eux sont des nantis, dans des pays riches, et, pour certains, s'offrant même le luxe de voyager à travers le monde, dans des palaces luxueux, pour se pavaner devant des caméras... Au lieu de gaspiller leur argent à mleur bien-être personnel, il feraient mieux de le donner à des ouvres caritatives qui iraient nourrir ces populations, ou à la recherche pour endiguer la sècheresse ! Ainsi, ils prouveraient qu'ils pensent véritablement à la planète et non à leur confort personnel !
Tiens ? Et si on leur donnaient le choix : ou tu manges des OGM, ou tu vas là où on crève de faim, pendant une période donnée, minimum 1 an, quelle solution choisis-tu ?