Un groupe de personnes consomment dans un café d'une petite commune du Pas-de-Calais, Audruicq, fin décembre 2006. Elles mangent et boivent. Puis s'en vont. L'une d'elles, un chauffeur-routier, rentre chez lui à Calais,
se trompe d'appartement, croit que quelqu'un s'est installé à sa place dans son lit et le rosse. Et il se couche et dort.
Malheureusement, l'affaire n'est pas drôle car la victime de cette erreur décédera des blessures reçues par la suite (après toutefois un rapport médical officiel rassurant). L'auteur des coups a été mis en examen. Mais le cafetier
où il s'était restauré également. Et il a été frappé d'une fermeture administrative d'un mois, alors qu'il a repris son établissement en septembre 2006.
Les pouvoirs publics, une fois de plus, étendent exagérément la responsabilité d'un restaurateur. Pourquoi les responsables des services de police du Pas-de-Calais ne sont-ils pas traduits eux aussi en justice, puisqu'ils n'ont pas intercepté entre Calais et Audruicq le futur auteur des coups mortels rentrant chez lui ? Si le rapport du médecin légiste n'avait pas été aussi optimiste, la victime ne serait-elle pas encore en vie ? Ne fallait-il pas inquiéter les personnes avec lesquelles le meurtrier par inconscience s'était retrouvé ? Qu?a fait l'auteur des coups après être sorti du café d'Audruicq ?Avec des si, n'est ce pas ..
Une chose est sûre : Maurice Gantier, le cafetier poursuivi, est objet d'un acte arbitraire à caractère totalitaire. Le café contient de la caféine, qui peut exciter certaines personnes. Si elles se battent après en avoir consommé, et que des conséquences fâcheuses en résultent, va-t-on poursuivre celui qui le leur a servi ? Dans l'illogisme actuel, oui. Le NPI exprime sa solidarité complète à Maurice Gantier, et félicite les 500 premiers signataires locaux d'une pétition de soutien.