Le parti polynésien Fetia Api (Nouvelle étoile) vient d'amorcer un rapprochement avec le Nouveau Centre. Proche de l'UDF, puis tentée par le MoDem, le parti fait le choix du renouveau au centre suite à une rencontre entre Hervé Morin et Philip Schyle, ancien président de l'Assemblée de la Polynésie française accompagné de Thilda Fuller, qui représente le Fetia Api au sein de cette assemblée suite aux élections de 2007.
Présente à Paris pour les consultations en vue d'une réforme du mode de scrutin à l'Assemblée de Polynésie, la délégation du Fetia Api emmenée par Philip Schyle a également, au cours de ce déplacement, officialisé son rapprochement avec le Nouveau Centre, en rencontrant, vendredi, le président de cette nouvelle formation centriste, le ministre de la Défense, Hervé Morin.
"Nous avons fait un tour d'horizon de la situation politique en Polynésie française. Ce qui est clair, c'est qu'il est temps qu'une nouvelle génération apparaisse en Polynésie. Le Fetia Api et Philip Schyle doivent y jouer un rôle", a déclaré Hervé Morin.
"Les députés du Nouveau Centre participeront aux réflexions gouvernementales qui sont en cours. Nous faisons partie de la majorité et nous entendons bien, sur ce dossier, défendre la cause du Fetia Api", a-t-il insisté, en rappelant qu'il avait, au début de l'année, avec Jean-Christophe Lagarde, autre membre du Nouveau Centre, déposé une proposition de loi permettant de revenir au mode scrutin proportionnel en Polynésie.
Et Hervé Morin de poursuivre, au sujet de la nouvelle réforme qui doit être présentée en septembre à l'Assemblée nationale: "Jean-Christophe Lagarde sera la voix du Nouveau Centre au cours du débat parlementaire. Etant dans la majorité, nous entendons bien faire valoir un certain nombre de positions, comme nous le faisons sur tous les dossiers".
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Réalisme politique
Accompagné de la représentante à l'Assemblée, Thilda Fuller, et de l'ancien président du CESC (Conseil économique, social et culturel) Guy Lejeune, Philip Schyle a précisé sa position: "Je regrette à titre personnel l'évolution, la tournure que les affaires ont pu prendre au niveau de l'UDF (ndlr, scission, avec la création du Nouveau Centre, d'une part, et du Modem de François Bayrou, d'autre part). Mais au niveau du Fetia Api (...) il y a aussi l'intérêt de la Polynésie. Et nous avons besoin, ici, à Paris, d'avoir des voix qui puissent s'exprimer au moment opportun et là où cela est indispensable".
Allié de longue date à l'UDF centriste, le Fetia Api n'avait vu qu'un seul de ses candidats obtenir l'investiture du Modem de François Bayrou lors des dernières élections législatives, au mois de juin, l'investiture de cette formation étant revenue, dans la première circonscription (côte ouest de Tahiti, Australes, îles Sous-le-Vent), à Nicole Bouteau (No Oe e Te Nunaa).
Et Philip Schyle de commenter: "Je n'entre absolument pas dans ces considérations là. Je dirai que c'est plus une question de réalisme. Avec François Bayrou, je n'ai aucun problème personnel. Au contraire, j'ai beaucoup d'estime pour lui. Lorsque je reviendrai à Paris, je reprendrai contact avec lui pour que nous puissions nous expliquer sur certaines choses (...) Je regrette malgré tout ce qui a pu se passer lors des dernières échéances électorales".
TAHITIPRESSE.pf - 24/08/2007 à 06:40
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