La Ligue communiste révolutionnaire va réunir ses cadres et ses militants ce samedi à Port-Leucate, à côté de Perpignan, pour ses UDT qui seront l'occasion pour elle de se présenter comme l'unique espoir de la gauche dite "anticapitaliste". Ces rencontres doivent être l'occasion pour Olivier Besancenot de relancer son idée de création d'un nouveau parti"100 % à gauche" qui rassemblerait la famille gauchiste allant de LO, la LCR au PT et mordant sur le PCF... Ce qui pourrait signifier la mise en sommeil de la vénérable LCR créée en 1973 mais héritière de plusieurs formations trotskistes, car comme le dit le facteur de Neuilly : "à nouvelle période politique, nouveau parti".
Ambitieux, Olivier Besancenot espère bien voir fructifier son résultat personnel des élections présidentielles de ce printemps, où il avait obtenu 4,08 % des voix. Il trouvera face à lui, et sûrement contre lui, la résistance d'un PCF revigoré par des législatives, certes en dents de scie, qui lui ont permis de se maintenir au Parlement et qui, sous l'impulsion de sa secrétaire nationale, Marie-George Buffet, entend bien montrer qu'il n'est pas encore défunt.
Cependant, cette annonce d'un nouveau parti d'extrême-gauche pour 2008 est un signal important. Surfant sur la vague des droits-de-l'homme et du politiquement correct, au travers de divers lobbies, tel Resf, les gauchistes sont journellement présents et actifs sur la scène nationale, aidés, il est vrai, par des journalistes engagés et une classe médiatique à la botte de la pensée unique. C'est aussi une véritable piqûre de rappel pour les militants de la droite nationale et des mouvements, partis et associations nationalistes et identitaires, qui leur remet en mémoire les conséquences funestes des divisions d'antan.
Comme sur d'autres sujets de préoccupation, il est temps d'agir !
Yann Redekker