
Le gouvernement a tranché : cinq grands ministères contribueront pour l'essentiel aux 22 800 suppressions d'emplois prévues dans la fonction publique en 2008. Elles correspondent, selon le premier ministre, au non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite. Après l'éducation nationale (11 200 postes), le ministère de la défense est le plus touché, avec 6 037 postes en moins. Une baisse historique pour un ministère longtemps protégé, qui avait réussi, l'an dernier, malgré les 15 000 suppressions de postes affichés dans le projet de loi de finances pour 2007, à obtenir 1 387 créations d'emplois. Suivent pour 2008 Bercy (2 800 postes supprimés), l'intérieur (2 300) et le développement durable (1 200). A l'exception de l'éducation nationale, de la justice, de l'enseignement supérieur et de la recherche, tous les ministères sont soumis à la "règle" du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. "Je n'y ai pas renoncé, a martelé Nicolas Sarkozy devant le Medef. Mais c'est la réforme qui permettra d'atteindre cet objectif et non l'inverse. En décidant de ne pas remplacer un départ à la retraite sur trois en 2008, on progresse vers l'objectif tout en se donnant le temps de réformer."Le ministère de la justice verra ses effectifs augmenter (1 600) en raison de l'ouverture de huit établissements pénitentiaires et de l'hôpital-prison de Lyon. La réforme des universités et de la recherche ira de pair avec une stabilisation des effectifs.
Enfin, le gouvernement a décidé de simplifier le calcul de l'emploi public en ne comptabilisant plus les emplois vacants. Ce changement va conduire au retrait des effectifs de 10 000 à 11 000 postes vacants, dont 7 500 à la défense. L'an dernier, la suppression de 3 000 postes vacants à la défense avait permis d'annoncer 15 000 suppressions d'emplois pour 2007. En réalité, il y en a eu 12 000.
Source :LE MONDE