Cela fait maintenant 1 an qu'on a bien compris qu'il n'y a pas de dixième planète dans notre système solaire. Il n'y a d'ailleurs même plus de neuvième planète, puisque Pluton a été rétrogradée au rang de mini-planète. Les planètes inconnues sont à chercher en dehors du système solaire, avec succès d'ailleurs car on en est à des dizaines découvertes depuis la première en 1995.
Plus près de nous il reste pour nous consoler le groupe de fusion PLANET X.
Jazz, rock progressif, jazz-rock, métal ? Un peu tout ça puisque il y a les harmonies riches et les gammes et accords recherchés du jazz, de fréquentes constructions sur des riffs comme dans le rock, des ruptures de rythme au sein d'un morceau et des climats comme dans le jazz-rock ou le rock progressif, des instruments qui sonnent comme dans le rock musclé tendant vers le métal (guitares saturées).
Le cocktail est plutôt réussi car le résultat est une musique riche et assez excitante. Les musiciens font partie du microcosme de la musique fusion et sont plutôt pointus, centrés autour du claviériste.
Le guitariste des 2 premiers albums était Tony McAlpine, un des meilleurs shredders (guitaristes hyper-rapides) de la vague néo-classique des années 80 lancée par Yngwee Malmsteen. Dans Quantum, le troisième album venant de sortir, les guitaristes sont au nombre de 2, T.J. Helmerich et Allan Holdsworth, 2 méga-pointures du petit monde de la fusion aux jeux très distincts.
Des titres comme Alien Hip Hop ou Quantum Factor donnent une idée de l'inspiration science-fiction de ce groupe, au même titre que son nom ou que les pochettes d'album. Cela s'est déjà vu avec le Return To Forever de Chick Corea dans les années 70 (album Hymn To The Seventh Galaxy).
Compositions variées et exécution de haute volée donne un excellent disque. Il faut cependant dire qu'il faut aimer la musique instrumentale complexe pas tout à fait grand public. C'est un peu une musique faite par des musiciens pour des musiciens, mais l'effort en vaut largement la peine.
J'ai beaucoup aimé le premier album, intitulé Universe et sorti en 2000. En particulier le morceau Chocolate est brillantissime, alternant rythmes lascifs et destructurés de la batterie, de la guitare et de la basse sur fond de nappes de synthé (doit être difficile à mettre en place) et explosions mélodiques.
Une musique peut-être difficile d'accès mais qui mérite largement d'être connue et appréciée.