Si un jour je meurs, ce sera l'été vers la fin de l'été. Mais c'est pas prévu.
La fin de l'été, vers les 26 août 17h04, ou quand je suis là sans vraiment y être, quand je fais partie du monde sans en faire partie. Ce lien bizarre entre moi et le reste du monde. Étant donné que le reste du mondea la fâcheuse mais néanmoins confortable habitude d'être toujours égal à lui même, j'en déduit que ça vient de moi.
Si un jour je tombe volontairement enceinte accidentellement, si je pars à las vegas me marier avec le premier cowboy from Austin, Texas venu, si je décide de libérer dans la ville les requins de l'aquarium, ce sera aussi l'été vers la fin de l'été. Vers les 26 août 17h06 je veux des tremblements de terre dans ma vie, et comme ça, peut-être, avec un peu de chance, je réussirai à retomber en phase avec le reste du monde. Alors je serai non plus à côté mais sur la plaque, dans la plaque.
Et plus jamais je ne dirai qu'on s'en fou, de tout.
Bref, des tremblements de terre mais la rentrée c'est lundi, le lundi de dans une semaine, le lundi de quand je pleurerai.