C'est encore un article de la presse écrite que j'ai envie de commenter cette semaine. Ce matin, je tombe sur une non nouvelle, une abhération, une clownerie de plus à mettre à l'actif de journalistes qui se plaignent de ne plus avoir le temps de recouper leurs informations mais qui soudain l'ont pour nous relater des banalités à faire pleurer ou pour dresser des statistiques sur les crottes de chiens.
"Chooz. Un sentier découverte accessible au public. A priori, rien de moins naturel qu'une centrale nucléaire. Celle de Chooz recèle pourtant un joyau vert.
C'est un concentré de nature qui s'est niché où on l'attendait le moins. Des grenouilles vertes, des reptiles gris, des passereaux multicolores et même une famille de castors vivent et prospèrent à l'ombre de la centrale nucléaire de Chooz.", Le Soir 23/8/2007
De nos jours, on se pâme à la vue du moindre carré vert au point d'en faire des sentiers découvertes. A croire que la vraie nature n'existe plus. Ca serait plutôt alarmant me semble t'il et pourtant les journalistes s'en félicitent, voilà qui est inquiétant. Mesdames, chaussez vos sandales, messieurs, à vos godillots, la nature vous attends le long d'un joli sentier aménagé, ne vous en écartez pas, ne crachez pas, utilisez les poubelles installées tous les 50m le long du parcours. Bientôt on ira voir des plantes dans des parcs un peu comme on va voir des animaux dans des zoos.
Et quelle belle pub pour le nucléaire, quelle apologie de l'énergie "propre". Je crois que les journalistes ont un peu perdu de leur sens critique pour en arriver à glorifier des choses somme toute banales au profit de sociétés commerciales en déficit d'image. Bravo les journalistes, continuer à faire votre métier en dilettantes, servez nous la soupe en amateur et surtout, surtout, continuez à bien relayer les dépèches d'agence sans vraiment y mettre un peu de votre réflexion.