La Rabouilleuse
Roman écrit par Honoré de Balzac, publié en 1842.
L'action est relativement étalée dans le temps puisque qu'elle débute en 1792 avec la présentation du père et grand-père des personnages principaux, le docteur Rouget habitant la ville d'Issoudun. Elle se termine en 1830 avec le dénouement de l'histoire.
Le docteur Rouget malin et tyrannique a su profiter de la Révolution française pour s'enrichir. Il a de plus épousé l'aînée de la famille Descoings, négociants qui se sont enrichis grâce à l'achat de bien nationaux, comme de nombreux personnages de la comédie humaine (voir Eugénie Grandet). A sa mort en 1805, il est a la tête d'une grande fortune qu'il laisse dans sa quasi totalité à son fils, Jean-Jacques, en déshéritant sa fille Agathe, émigrée a Paris.
Celle-ci a épousé Bridau, fonctionnaire intègre, honnête, qui voua sa vie à Napoléon. A la mort de son mari, Agathe se retrouve seule, avec peu de ressources, à élever ses deux fils Philippe et Joseph. Ses ennuis financiers suivront les bonheurs de Napoléon.
Philippe, militaire dans l'âme fait le bonheur de sa mère, tandis que Joseph, le cadet, futur grand peintre, la désole. Hélas, Philippe n'est bon à rien hors d'un champ de bataille, se refusera à servir les Bourbons après la chute de Napoléon. Un voyage aux États-Unis le rendra violent, buveur, menteur et voleur.
A l'apogée de leur problèmes financiers, ils apprennent que le frère d'Agathe, Jean-Jacques, est sous l'emprise d'une jeune et jolie paysanne, Flore Brazier, recueillie par leur père, et qui se surnomme "la Rabouilleuse" (en français régional, une personne qui agite et trouble l'eau pour effrayer les écrevisses et les pêcher plus facilement). Jean-Jacques n'ayant pas d'enfants, Agathe et Joseph se rendent à Issoudun pour tenter de récupérer une partie de la fortune qui leur est due. Ils échoueront à cause de leur naïveté et de leur honnêteté et fuiront Issoudun, Joseph ayant été accusé à tort de tentative de meurtre par l'amant de la Rabouilleuse.
Philippe, maintenant brouillé avec sa mère, tente également sa chance, avec plus de réussite. Il tue l'amant de Flore et oblige son oncle à épouser la Rabouilleuse. Son oncle meurt vite et Philippe épouse alors Flore. Il la tue par usure et dépendance aux vices parisiens. A la tête d'une fortune considérable après avoir été clochard, il réussit dans le monde et change de nom pour se donner le titre de comte, et refuse de donner le moindre sou pour sauver sa mère malade. Il ne sait cependant deviner les changements politiques et doit partir en Algérie ou il est tué. La fortune du père Rouget revient finalement à Joseph, alors artiste reconnu.